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> Bouddhisme > Pratique


La pratique d’un moine

La pratique selon l’enseignement de l’école Théravada telle qu’elle est enseignée dans la tradition des moines de la forêt en Thaïlande

Par Michel Henri Dufour

La vie monastique n’est pas la seule voie offerte à celui qui désire s’engager dans la pratique bouddhique en général et dans l’école de la forêt au sein du Theravâda en particulier. Dans certains milieux il court l’étrange idée que le bouddhisme existe uniquement pour les moines. Rien ne peut être plus éloigné de la vérité. Il y a en réalité quelque chose à accomplir pour tout le monde, moine ou laïc. S’il est exact que de nombreux sermons (sutta) du Bouddha soient adressés aux moines cela n’en interdit pas l’usage aux laïcs et la part d’enseignement bouddhique que chacun applique à sa vie, bien que dépendant dans une certaine mesure de l’environnement (métier, famille, etc. ) dans le cas du laïc, dépend plus largement de sa propre détermination et énergie. Le moine se trouve dans un ensemble de conditions plus propices à l’application de l’Enseignement du Bouddha puisqu’il est censé avoir moins de distractions que le laïc. Mais même parmi les moines l’habileté et l’intérêt varient naturellement, tout particulièrement lorsqu’ils sont aussi nombreux qu’en Thaïlande.

les laïcs (upasâka et upâsikâ)

On devient upasâka, littéralement “celui qui s’assoit auprès de (l’enseignant)”, après avoir pris les Trois Refuges, utilisés en tant que points d’ancrage, de référence, témoignage de l’engagement dans la Voie bouddhique.

Cet engagement implique :

- placer sa confiance (foi raisonnée) dans les “Trois Joyaux” (ou “Refuges”) : le Bouddha (celui-ci n’étant pas révéré en tant que personne historique mais comme représentation de la connaissance transcendante suprême, idéal de perfection accessible à chacun par ses propres efforts), l’Enseignement, Dhamma (en tant que Vérité ultime, vision des choses telles qu’elles sont), la Communauté des Nobles Disciples, Sangha (en tant qu’exemple de vie vertueuse), et les prendre comme guides,

- accepter les principes de base enseignés par le Bouddha et travailler à leur vérification par la pratique de la culture mentale (ou méditation),

- avoir compris la nécessité de vivre selon les principes éthiques fondamentaux, sîla.

Dans un souci de cohérence entre la recherche de la sagesse et la pratique de la compassion, et d’harmonie entre développement intellectuel et émotionnel, tout bouddhiste est également invité à cultiver ce que l’on nomme les pâramî ou pâramitâ  :

Signifiant littéralement “allé au-delà”, ces qualités ou vertus transcendantes, ou maîtrises, traditionnellement au nombre de dix, sont tout spécialement recommandées par le Bouddha pour ceux qui aspirent à l’Éveil : 1. dâna, don, 2. sîla, conduite éthique, 3. nekkhamma, renoncement (aux plaisirs sensuels), 4. paññâ, connaissance transcendante, 5. viriya, effort, énergie, 6. khanti, patience, endurance, 7. sacca, détermination vers la Vérité, 8. adhitthâna, résolution, 9. mettâ, bienveillance, 10. upekkhâ, équanimité.

Novembre 2000



Association Bouddhique Theravâda
c/o Michel Henri Dufour, 22 rue de la Grange Aubel, 71000 SANCÉ -
Tél. : 03 85 20 14 42


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