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La phytothérapie rénovée

Il existe une phytothérapie classique, celle des tisanes ou des préparations d’apothicaires, idéale pour la prévention et les soins des troubles bénins ; et une phytothérapie scientifique moderne, beaucoup plus précise et convenant mieux aux traitements des affections plus graves.

Par Alexandre Koehler

La phytothérapie rénovée

La phytothérapie moderne, dite aussi phytothérapie rénovée, est née, dans les années 70, de la volonté des médecins naturothérapeutes de disposer d’une thérapie biotique, non toxique mais plus fiable que les préparations phytothérapiques classiques sujettes à d’énormes variations qualitatives et quantitatives dans leur dosage en principes actifs.

L’idée consistait donc à définir des formes galéniques susceptibles de dosages scientifiques et permettant la production de médicaments toujours identiques à eux-mêmes.

Deux formes furent ainsi retenues : la Teinture-Mère homéopathique, ou T.M. ; et le Macérat glycériné de bourgeons frais dilué à la première décimale, ou Gemmothérapique.

C’est grâce à la précision autorisée par ces deux types de remèdes, que la phytothérapie, pratiquement oubliée pendant toute la première moitié du siècle, a pu retrouver ses lettres de noblesse au sein du monde médical.

Les teintures-mères

Différentes des teintures traditionnelles, les teintures mères végétales homéopathiques ne sont toutefois pas des remèdes homéopathiques, dans le sens où ils seraient “ dilués à une dose infinitésimale ”, mais simplement des remèdes fabriqués selon les données du Codex telles que définies sous la rubrique des “ préparations homéopathiques ”.

Plus simplement encore, ce sont les macérations alcooliques de plantes fraîches avec lesquelles sont fabriqués, par dilutions successives, les médicaments homéopathiques.

Dans le cadre de la phytothérapie rénovée, elles sont donc à l’état brut, non diluées, et correspondent au dixième du poids de la plante sèche.

Les simples utilisés pour ces préparations sont pratiquement toujours cueillis à l’état sauvage. Lorsqu’il est question de les utiliser entières, les plantes sont récoltées au moment de leur floraison ; mais, dans le cas où seule une partie de la plante intervient dans la fabrication de la teinture, on choisi le moment où le summum de concentration en principes actifs est atteint. Ainsi, les feuilles et les tiges sont cueillies avant la floraison, les fruits à maturité, et les fleurs juste avant l’épanouissement complet. Quant aux racines ou aux écorces, elles sont également prises à l’époque de la montée de la sève, toujours afin d’être pleines d’un maximum de principes actifs.

Ensuite vient la fabrication de la teinture mère, proprement dite. Après calcul du taux d’humidité exact, réalisé sur un échantillon, on laisse macérer la plante durant trois semaines, dans une quantité précise d’alcool au titre requis. Une fois la macération obtenue, on la décante, on la passe en exprimant tout le jus contenus dans la plante, puis on ajuste la teinture mère en ajoutant la quantité d’alcool utile à l’obtention d’une concentration adéquate de principes actifs. On laisse encore reposer 48 heures, et on filtre.

Enfin, cette teinture mère va subir une série d’essais, physiques et chimiques, visant à définir sa densité, son titre alcoolique, sa quantité d’extrait sec, ses taux d’alcaloïdes, de saponines, de tanins, d’essences et de flavonoïdes…

Les teintures mères se prennent habituellement diluées dans un verre d’eau, et selon des posologies variant de la dizaine à la centaine de gouttes en fonction de la plante et de l’affection à traiter.

Chacune peut évidemment avoir des contre-indications spécifiques ; mais il importe surtout de savoir que onze T.M. sont toxiques et ne doivent jamais être consommées au-delà de doses restreintes qu’il faut connaître. Ces T.M. sont les suivantes : Aconit, Belladona, Colchicum, Convallaria, Datura, Digitalis, Gelsemium, Hyosciamus, Lobelia, Scilla et Strophantus.

De l’empirisme à la science

Avec la phytothérapie rénovée, c’est toute l’approche des propriétés des simples qui s’est trouvée révolutionnée. Ce que les médecins du passé connaissaient des vertus des plantes leur était en effet enseigné par l’expérience, ce qui, certes, reste fondamental, ne serait-ce que pour définir globalement dans quels domaines de la pathologie la plante agit, mais ne permet ni de faire la part entre l’effet placebo et la réalité biologique, ni de cibler avec précision les champs d’action des différents principes actifs contenus dans la plante.

Bref, en s’appuyant sur le pourquoi et le comment des effets biologiques des plantes, la phytothérapie rénovée est entrée de plain pied dans son ère scientifique.

Aujourd’hui, l’analyse des principes actifs contenus dans les végétaux a été poussée très loin ; et ce sont plusieurs centaines d’alcaloïdes, que l’on a reconnus dans les papavéracées, les solanacées, les légumineuses, les rubiacées, les rutacées et autres plantes des régions chaudes ; ce sont autant d’hétérosides, substances glucidiques, qui ont été isolés chez les crucifères ou les rhanacées ; et ce sont, bien évidemment, des quantités importantes de vitamines, d’oligo-éléments, d’enzymes, d’acides gras, ou de substances antibiotiques, dont on a découvert les vertus thérapeutiques dans la plupart des plantes étudiées.

Et ces recherches ont aussi confirmé aux naturothérapeutes que, contrairement à ce que croient les adeptes de la médecine chimique conventionnelle, “ l’action d’une plante ne se ramène jamais à celle de son constituant principal ”, ainsi que l’écrit très clairement le docteur Max Tétau.

Ainsi, la phytothérapie moderne a-t-elle établi qu’il valait généralement mieux employer le végétal que la seule substance active, aussi bien parce que les différents principes actifs peuvent agir en synergie, que parce que certaines substances toxiques sont inhibées par d’autres composants de la plante…

Une nouvelle classification

En parfaite connaissance des réelles propriétés physiologiques des plantes, il devint, dès lors, plus facile de les répartir selon une classification tenant compte des systèmes organiques sur lesquels les phytothérapique agissent : système nerveux central, système nerveux autonome, cardio-vasculaire, respiratoire, rénal, digestif, hormonal et cutané…

Mais, au-delà du système sur lequel les remèdes phytothérapiques agissent, cette classification tient compte de la manière dont ils agissent. Ainsi par exemple, sur le système nerveux central, on reconnaît, d’une part, les dépresseurs, avec des analgésiques comme l’opium, des hypnotiques comme la valériane, des tranquillisants comme le bourgeon de tilleul, des anti-odontalgiques, des antypyrétiques ; et, d’autre part, les stimulants, comme les drogues à caféine ou les plantes psychotropes…

Sur la base de cette classification ramifiée, peuvent venir s’insérer toutes les nouvelles plantes exotiques constamment découvertes, qui enrichissent ainsi une pharmacopée, déjà exubérante, de nouveaux remèdes toujours totalement naturels mais parfaitement fiables dans le cadre d’un usage médical moderne.

Quelques

· Acné  : Salvia T.M.

· Adénome de la prostate  : Sequoia bourgeons macérât glycériné 1D ; Sabal serrulata 3D.

· Algies  : Gelsemium T.M. ; Aconitum T.M. ; Belladona T.M.

· Anxiété  : Tilia bourgeons macérât glycériné 1D.

· Arthrites  : Ampelopsis Weitchi bourgeons macérât glycériné 1D.

· Asthme  : Viburnum lantana bourgeons macérât glycériné 1D ; Nigella sativa T.M.

· Constipation  : Taraxacum T.M. ; Rhamnus frangula T.M. ; Rhamnus purshiana T.M.

· Coryza  : Euphrasia T.M.

· Cystites  : Vaccinium vitis idaea bourgeons macérât glycériné 1D ; Pilosella T.M.

· Dépression  : Lavandula vera T.M. ; Eleutherococcus T.M.

· Diabète  : Allium cepa T.M. ; Vinca minor T.M. ; Morus nigra bourgeons macérât glycériné 1D ; Rosmarinus bourgeons macérât glycériné 1D.

· Diarrhées  : Potentilla tormentilla T.M. ; Vaccinium vitis idaea bourgeons macérât glycériné 1D.

· Dysménorrhée  : Rubus idaeus jeunes pousses macérât glycériné 1D ; Alchemilla vulg. T.M. ; Matricaria chamomilla T.M.

· Eczéma  : Viola tricolor T.M.

· Gastrites  : Ficus bourgeons macérât glycériné 1D ; Centranthus ruber T.M. ; Melissa officinalis T.M. ; Ananassa sativa T.M.

· Hémorroïdes  : Aesculus bourgeons macérât glycériné 1D ; Cupressus T.M. ; Ruscus T.M.

· Hypertension artérielle : Viscum crataegi 1D ; Olea eur bourgeons macérât glycériné 1D.

· Insomnie  : Escholtzia T.M.

· Insuffisance hépatique  : Taraxacum T.M. ; Rosmarinus jeunes feuilles macérât glycériné 1D ; Gentiana T.M. ; Cynara T.M. ; Boldo T.M.

· Insuffisance rénale  : Pilosella T.M. ; Solidago T.M. ; Parietaria T.M.

· Laryngites  : Erysimum T.M.

· Lithiase biliaire  : Raphanus sativus niger T.M.

· Lithiase urinaire  : Rubia tinctoria T.M. ; Solidago T.M.

· Migraines  : Nigella sativa T.M. ; Rosa canina bourgeons macérât glycériné 1D.

· Obésité  : Fucus T.M. ; Ulmaria T.M. ; Taraxacum T.M. ; Tilia bourgeons macérât glycériné 1D.

· Otites : Belladona T.M.

· Rhino-pharyngites : Rosa canina bourgeons macérât glycériné 1D ; Abies pectinata bourgeons macérât glycériné 1D ; Betula verrucosa bourgeons macérât glycériné 1D.

· Rhume des foins  : Ribes nigrum bourgeons macérât glycériné 1D ; Rosa canina bourgeons macérât glycériné 1D ; Glycyrrhiza glabra T.M.

· Spasmophilie  : Equisetum hiemale T.M. ; Origanum vulgare T.M.

· Veines  : Aesculus bourgeons macérât glycériné 1D ; Sorbus domestica bourgeons macérât glycériné 1D ; Castanea vesca bourgeons macérât glycériné 1D.

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Bibliographie

· “ La phytothérapie rénovée ” - Docteurs Claude Bergeret et Max Tétau – Maloine.

· “ Phytothérapie ” - Docteur Jean Valnet – Maloine.

Novembre 2000






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