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La lithothérapie déchélatrice

La lithothérapie déchélatrice fait un emploi homéopathique d’une trentaine de roches et de minéraux prélevés dans leur site naturel et dilués sans être purifiés, dans le respect de leur état total.

Par Alexandre Koehler

Sommaire :

Les roches thérapeutiques dans l’histoire

Un produit naturel et complet

Un double mode d’action

Les structures pathologiques

Les constitutions

Les indications

Les roches thérapeutiques dans l’histoire

C’est depuis la plus haute antiquité que les roches sont employées à des fins médicales.

Les Grecs utilisaient, par exemple, la poudre de marbre contre les gastralgies, ou le jaspe rouge comme fortifiant. En Orient, l’antimoine était considéré comme souverain contre les maladies infectieuses et les intoxications alimentaires. Les Indiens d’Amérique connaissaient les bienfaits de l’argile et les effets antiseptiques du cuivre. En Inde, le sulfate de fer était un vermifuge et le salpêtre un diurétique. En Chine, de très nombreuses drogues minérales étaient censées équilibrer ou stimuler les énergies...

Durant le moyen-âge occidental, l’alchimie, ou plus exactement la spagyrie, indiquait très fréquemment les pierres, précieuses ou non, contre les maladies, en respectant la loi de similitude. Ainsi par exemple, l’émeraude pouvait soigner le foie puisqu’elle était verte... comme la bile.

C’est cette même loi de similitude, mais plus scientifiquement repensée, que l’on retrouvera appliquée, du 18ème au 20ème siècles par le créateur de l’homéopathie, Hahnemann, et par Rudolph Steiner et les Anthroposophes. Ces disciplines, en s’intéressant de très près aux pouvoir thérapeutique des minéraux, inspireront indéniablement les inventeurs de la lithothérapie déchélatrice.

Aujourd’hui, le lithothérapique est un médicament de terrain pouvant également trouver son application dans de nombreuses pathologies ; mais il représente surtout une réponse thérapeutique particulièrement adaptée à notre époque de grandes pollutions, grâce à sa capacité à libérer dans l’organisme les oligo-éléments emprisonnés par tous les déchets chimiques résultant de nos modes de vie.

Il se présente habituellement sous forme d’ampoules perlinguales d’un millilitre diluées à la huitième décimale.

Un produit naturel et complet

Outre le fait que la valeur thérapeutique des roches est traditionnellement reconnue depuis la nuit des temps, de nombreuses études scientifiques modernes ont révélées que certaines maladies apparaissaient plus fréquemment dans des régions où la composition du sol était riche en telle ou telle roche. Ainsi par exemple, les sols granitiques, comme on en trouve en Bretagne ou en Auvergne, semblent favoriser les cancers, alors que les sols dolomitiques en diminueraient statistiquement le nombre.

L’influence des roches sur la santé étant scientifiquement envisageable, la lithothérapie déchélatrice a donc pu, depuis plus d’un quart de siècle, enrichir l’arsenal des biothérapies avec des minerais choisis pour les cations et anions qu’ils renferment, et quelques roches éruptives ou sédimentaires sélectionnées pour les sels minéraux qui les composent.

Les inventeurs de cette méthode ont toutefois préféré employer les roches totales plutôt que leurs seuls sels minéraux, car, forts de leur expérience en organothérapie ou en phytothérapie rénovée, ils leur est apparu que le totum de la roche, dans la mesure où il se compose de sels métalliques complémentaires entre eux, a une action plus marquée que le principe actif isolé. La Diopside, par exemple, n’aurait pas une action aussi profonde sur le système nerveux si elle n’était composée à la fois de silice, de calcium et de magnésium qui, parce qu’ils se retrouvent groupés, peuvent efficacement réduire l’hyperexcitabilité neuromusculaire.

C’est donc bien la synergie naturelle des composants de ces roches qui confère à la lithothérapie une efficacité sans doute plus profonde que celle de l’oligothérapie classique.

Mais c’est peut-être aussi sa dilution à la huitième décimale qui, parce qu’elle semble particulièrement adaptée à ce type de substances, assure aux roches une solubilité totale et donc aux médicaments lithothérapiques une action précise et constante.

Un double mode d’action

Comme son nom l’indique, la lithothérapie déchélatrice est une oligothérapie possédant à la fois un pouvoir catalytique et une action déchélatrice.

La catalyse, rappelons-le, est un processus qui fait intervenir une substance n’ayant, par elle-même, aucune action chimique mais permettant à d’autres substances d’entrer en réaction entre elles.

Ainsi l’organisme a-t-il besoin de la présence de certains enzymes pour activer les réactions cellulaires indispensables à l’équilibre de son métabolisme... à tel point que, lorsque ce type d’enzyme vient à lui manquer, les symptômes pathologiques ne tardent pas à apparaître. C’est alors, en fonction de la nature des symptômes de son patient, que le naturothérapeute avisé en vient à utiliser tel ou tel oligo-élément, tel ou tel métalloïde, non point dans le but de compenser une carence pondérale, mais uniquement pour stimuler les réactions biochimiques nécessaires à la vie.

Et c’est là le champ d’action de l’oligothérapie... ou de la lithothérapie !

Toutefois, cette dernière se démarque surtout de l’oligothérapie par son haut pouvoir déchélateur, c’est à dire par sa capacité à libérer les catalyseurs déjà présents dans l’organisme, mais qui sont emprisonnés par de grosses molécules issues des polluants de l’industrie, de l’alimentation ou de la pharmacopée chimique.

Ainsi, les additifs alimentaires (arômes, colorants, émulsifiants, conservateurs...), tout comme les pesticides et insecticides, en bloquant les réactions naturelles des aliments, chélatent - c’est à dire emprisonnent - les molécules métalliques si utiles à la catalyse biologique... de la même manière que les antibiotiques chélatent les immunoglobulines, suscitant des rechutes à répétition.

De plus en plus, nos aliments et nos médicaments (et plus particulièrement les tranquillisants, analgésiques, somnifères, corticoïdes, sulfamides et diurétiques) entraînent des chélations qui nous exposent insidieusement à des carences plus ou moins graves, alors même qu’apparemment nous ne manquons d’aucun nutriment essentiel.

Il convient donc de déchélater ces cations et sels minéraux présents dans l’organisme mais rendus totalement inopérants par les pollutions diverses.

C’est précisément ce à quoi s’attache la lithothérapie qui libère les ions métalliques bloqués par les chélates, pour les réinjecter dans le métabolisme où ils pourront reprendre leur activité catalytique naturelle.

En quelque sorte, la lithothérapie déchélatrice, plutôt que d’éliminer des substances toxiques, ainsi que le font nombre de biothérapiques, libère des substances non toxiques et hautement bénéfiques à l’organisme.

Mais cette action thérapeutique si spécifique ne doit cependant pas être conçue sous l’angle du traitement ponctuel, mais bien sous celui d’une médecine de terrain.

Les structures pathologiques

La lithothérapie, en tant que médecine de terrain, reconnaît deux grands types de structures : une structure pathologique acquise, et une constitution innée.

La structure pathologique, elle-même, se compose de cinq groupes de syndromes : vasculaires, rhumatismaux, neuro-allergo-respiratoires, hépato-rénaux, et cancériniques.

* La structure vasculaire recouvre les troubles cardio-vasculaires, fonctionnels et lésionnels : bouffées vasomotrices, oedèmes de stase, cyanose des extrémités, maladie de Raynaud, vertiges et pertes de mémoire des sénescents, artériosclérose, artérite cérébrale et des membres inférieurs, coronarites, séquelles d’infarctus...

On prescrit : une à deux ampoules d’Erythrite D8 (le matin), une à deux ampoules de Pyrolusite D8 (à midi), et une à deux ampoules de Cinabre D8 (au coucher).

* La structure rhumatismale recouvre les arthrites et arthroses, aussi bien aiguës que chroniques.

On prescrit : une à deux ampoules de Chalcopyrite aurifère D8 (le matin), et une à deux ampoules de Pyrolusite D8 (le soir), que l’on pourra renforcer, en cas de rhumatisme très inflammatoires, avec une ampoule d’Or natif D8 (le matin) et une ampoule d’Argent natif D8 (le soir).

* La structure neuro-allergo-respiratoire recouvre les réactions allergiques et notamment celles qui se caractérisent par des inflammations rapides et par des alternances constantes de diverses manifestations, passant par exemple de l’eczéma à l’asthme, puis à la migraine, aux troubles digestifs, etc.

On prescrit : une ampoule de Chalcopyrite aurifère D8 et une ampoule d’Or natif D8 (le matin), plus une ampoule de Glauconie D8 et une ampoule d’Argent natif D8 (le soir).

* La structure hépato-rénale recouvre les insuffisances hépatiques et rénales, avec insomnie, somnolence matinale et ballonnements après les repas. Avec l’âge, le sujet évolue généralement vers l’embonpoint et la montée du cholestérol, de l’urée et de la créatinine.

On prescrit : une ampoule de Pyrolusite D8 et une ampoule de Blende D8 (matin et soir).

* La structure cancérinique, enfin, correspond aux terrains à hauts risques cancéreux, c’est à dire aux personnes exerçant certains métiers ou vivant dans des environnements réputés à risques, ou encore ayant une hérédité prédisposante....

On prescrit (en prévention) : une à deux ampoules de Monazite D8 par jour, éventuellement en association avec Galène D8, Erythrite D8, Pyrolusite D8, Bauxite D8, Chalcopyrite aurifère D8, Or natif D8, Argent natif D8, Fluorite D8, Blende D8...

Les constitutions

Autres structures, mais cette fois-ci innées, les constitutions lithothérapiques correspondent aux différents morpho-types humains... en d’autres termes : au patrimoine génétique.

Sur cette base, la lithothérapie propose une classification des individus en trois groupes, permettant de discerner leurs fragilités organiques et psychiques, et par conséquent les maladies dont ils risquent d’être atteints.

* Le granitique est un bréviligne trapu, hyperthyroïdien, résistant aux infections et aux agressions de toutes natures, mais menacé par l’obésité, la sclérose et notamment l’artériosclérose, l’hypertension, et les problèmes cardio-vasculaires.

Son remède constitutionnel est Granite D8, qu’il prendra en cures de un à trois mois, à chaque période transitionnelle de son existence, et à raison d’une ampoule matin et soir. Ces cures pourront par ailleurs être complétées avec Barytine D8 et Graphite D8 (le matin), et Azurite D8 (le soir).

* Le magnésien est, au contraire, un grand longiligne peu résistant à l’effort physique et aux agressions, notamment infectieuses. Cet hyperthyroïdien évolue souvent vers un état anxio-dépressif accompagné, lorsque la thyroïde ralentit, d’obésité avec rétention d’eau, ou de maigreur lorsque cette glande reste hyper-active.

Ses remèdes constitutionnels sont Diopside D8 et Dolomite D8 dont il fera des cures de deux à trois mois, éventuellement accompagnés d’autres lithothérapiques. Il prendra alors, tous les matins à jeun, une ampoule de Dolomite D8, une de Glauconie D8 et une d’Azurite D8, puis, le soir au coucher, une ampoule de Diopside D8, une de Pyrolusite D8 et une de Silica marina D8.

* Le mercuriel est, quant à lui, un sujet de taille variable, dysthyroïdien et dyssurrénalien, déminéralisé, instable et peu résistant. De plus, la fragilité de ses articulations et la faiblesse de ses tissus ligamentaires le prédisposent à l’artériosclérose et aux problèmes vasculaires, notamment avec varices...

Ses remèdes constitutionnels sont Cinabre D8, Fluorite D8 et Iodargirite D8, à prendre en cures de deux à trois mois. Les associations conseillées sont les suivantes : Cinabre D8, Azurite D8, Or natif ou Argent natif en alternance un jour sur deux, à raison d’une ampoule de chaque au réveil ; puis Iodargirite D8 ou Fluorite D8 en alternance, et Diopside D8 ou Glauconie D8 en alternance, à raison d’une ampoule de chaque au coucher.

Il va sans dire que ces trois constitutions se présentent très rarement à l’état pur, et qu’il faut, pour les traiter, tout simplement tenir compte du type prédominant au moment où l’intervention thérapeutique s’impose.

Les indications

· Anémie : Hématite D8, Azurite D8.

· Aphtes : Ulexite D8, Pyroluzite D8.

· Arthrites  : Feldspath quadratique D8, Chalcopyrite aurifère D8, Azurite D8, Argent natif D8.

· Arthroses  : Feldspath quadratique D8, Obsidienne D8 (cervicale), Apatite D8 (lombaire), Orpiment D8 (coxarthrose), Calcaire de Versailles D8 (avec ostéoporose).

· Asthme : Pyrolusite D8, Azurite D8, Erythrite D8, Orpiment D8, Diopside D8, Stibine D8, Iodargyrite D8, Glauconie D8, Or natif D8.

· Bronchites chroniques : Stibine D8.

· Coryza spasmodique : Orpiment D8, Silica marina D8, Diopside D8, Pyrolusite D8.

· Constipation atonique : Grès rose D8.

· Décalcification  :

- chez les sujets âgés : Calcaire de Versailles D8,

- chez les enfants et adolescents : Feldspath quadratique D8, Silica marina D8, Diopside ou Dolomite D8, Granite D8.

· Cystites  : Bornite D8, Pyrite de fer D8.

· Dépression : Lépidolite D8, Glauconie D8, Tourmaline lithique D8, Rhodonite D8.

· Diabète : Bétafite D8, Blende D8.

· Dyskinésie biliaire : Lazulite D8, Jaspe vert D8.

· Dysménorrhées  : Glauconie D8, Azurite D8.

· Gastrites : Marbre saccharoïde D8, Diopside D8, Glauconie D8.

· Eczémas : Conglomérat D8, Pyrolusite D8, Or natif D8, Argent natif D8, Glauconie D8.

· Fibromes : Chalcopyrite aurifère D8, Monazite D8, Diopside D8.

· Herpès  : Chalcopyrite aurifère D8, Conglomérat D8, Argent natif D8 (en applications pour ce dernier).

· Hypertension  : Azurite D8, Barytine D8, Erythrite D8, Cinabre D8, Iodargyrite D8, Sel gemme D8.

· Insomnie : Glauconie D8, Rhodonite D8, Bauxite D8, Diopside D8.

· Insuffisance hépatique : Lazulite D8, Jaspe vert D8.

· Météorisme  : Graphite D8, Granite D8.

· Oxyurose : Bétafite D8.

· Prostate : Adulaire D8, Blende D8, Chalcopyrite aurifère D8.

· Prurit : Célestite D8.

· Psoriasis : Azurite D8, Or natif D8, Argent natif D8, Blende D8, Lazulite D8, Glauconie D8.

· Rhino-pharyngites à répétition : Pyrolusite D8, Chalcopyrite aurifère D8, Bornite D8, Soufre natif D8.

· Spasmophilie  : Glauconie D8, Diopside D8, Rhodonite D8, Lépidolite D8, Tourmaline lithique D8.

· Toux  : Trachyte D8, Bornite D8, Glauconie D8, Soufre natif D8.

· Ulcère gastroduodénal : Marbre saccharoïde D8, Glauconie D8, Diopside D8, Blende D8.

· Varices  : Blende D8, Lazulite D8, Cinabre D8, Erythrite D8.

· Verrues : Monazite D8, Diopside D8, Cinabre D8.

Bibliographie

· “ Précis de lithothérapie déchélatrice ” - C. Bergeret et M. Tétau - Maloine.

Janvier 2001






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