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La douleur est un ébranlement qui provoque la chute de l’arrogance

Par Sa Sainteté le Dalaï Lama

(21) La douleur est un grand bienfait :
C’est un ébranlement qui provoque la chute de l’arrogance,
La compassion envers les êtres,
La crainte des actes nuisibles, l’amour de la vertu.

Shantideva énumère ici les bienfaits de la réflexion sur la souffrance. Lorsque nous pensons à la souffrance, à la nôtre en particulier, et que nous prenons conscience du caractère insatisfaisant de la vie, nous perdons automatiquement notre arrogance et notre suffisance. Nous devenons plus sensibles aux souffrances des autres, plus compatissants. Nous sommes davantage déterminés à éviter les actes négatifs aux conséquences douloureuses, et nous pratiquons avec plus d’enthousiasme les actes positifs qui engendrent joie et bonheur. Tels sont les bienfaits ou les mérites de la réflexion sur la souffrance.

Comme pour les autres méthodes, il est important de pratiquer cette réflexion avec habileté, en évitant tout comportement extrême. Si vous êtes très imbus de votre personne, pleins d’arrogance en raison de vos réussites ou de vos qualités, réelles ou illusoires, le bon remède est de penser à la souffrance, à vos problèmes et au caractère insatisfaisant de la vie. Cela vous aidera à abaisser de quelques degrés la haute opinion que vous avez de vous-même et vous remettra, en quelque sorte, les pieds sur terre.

Mais si vous pensez au caractère frustrant de la vie et à la douleur jusqu’à l’accablement, vous risquez de tomber dans l’autre extrême : vous vous découragerez, vous baisserez les bras, vous vous sentirez bon à rien. Dans ce cas, il est important de chasser votre découragement et votre défaitisme en reprenant confiance en vous et en pensant à vos réussites, aux progrès que vous avez déjà accomplis et à vos qualités positives. Vous devez être habiles et adopter une attitude équilibrée.

Lorsqu’on plante un arbuste, au début il faut s’en occuper avec tact et douceur. Trop d’humidité ou de soleil peuvent le faire mourir. Pour pousser correctement, il a besoin d’un environnement équilibré. Il en va de même lorsqu’on se développe, aussi bien sur le plan émotionnel qu’intellectuel : on a besoin de procéder avec douceur et délicatesse, pour ne pas tomber dans des attitudes extrêmes.

Évitons d’extraire un passage d’un texte bouddhiste et de l’utiliser pour porter un jugement sans nuance sur le reste. Ne pensons pas : « La méthode bouddhiste, c’est ça », comme si une technique particulière pouvait s’appliquer à tout sans distinction.

La véritable pratique du Dharma fonctionne un peu comme un stabilisateur électrique qui assure un courant continu lorsque la puissance varie.

(22) Je ne m’irrite pas contre la bile ni les autres humeurs,
Bien qu’elles soient cause de grandes souffrances ;
Pourquoi m’irriter contre des êtres conscients ?
Eux aussi sont irrités par des causes.

(23) De même que ces souffrances sont produites
Par les humeurs sans être voulues,
De même, l’irritation de l’être conscient
Naît par force et sans être voulue.

(24) L’homme ne s’irrite pas à son gré en pensant :
« Je vais me mettre en colère »,
Pas plus que la colère ne naît
Après avoir projeté de naître.

Ces vers nous montrent comment on peut devenir patient et tolérant en comprenant la complexité d’une situation. Nous estimons peut-être avoir le droit de ne pas tolérer ceux qui nous font souffrir ou nous humilient. Nous pensons que notre colère et notre haine sont justifiées. Mais Shantideva nous fait remarquer que si nous examinons les choses avec soin, nous verrons que les responsables de notre douleur ou de notre meurtrissure sont aussi bien de nature animée qu’inanimée. Pourquoi incriminer les uns et pas les autres, pourquoi accuser une personne, alors que nous épargnons les circonstances qui l’ont conduite à nous faire souffrir ? Pourquoi n’en voulons-nous pas aux maladies qui nous torturent ?

On peut rétorquer que cela n’a rien à voir, car les causes inanimées n’ont aucune intention de nuire. Shantideva répond à cela que lorsque quelqu’un nous fait du mal, en un sens il ne le fait pas exprès non plus. Il y est contraint par des forces extérieures : les émotions négatives, les illusions, les pensées malveillantes, etc. En cherchant davantage, on s’aperçoit que même les sentiments négatifs comme la malveillance ou la haine résultent du concours involontaire d’un grand nombre de facteurs.

Extraits du Bodhisattvacharyavatara, La Marche vers l’Éveil de Shantideva, exposée par Sa Sainteté le Dalaï Lama dans Guérir la Violence.

Source : Espace Bouddha Bouddhisme Enseignements sur Facebook animé par Stéphane Palden Larouche
https://www.facebook.com/Bouddha.Bouddhisme.Enseignements






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