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Marie-Pierre Bécas

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La chronobiologie : notre horloge biologique interne

Nous vivons tous selon des rythmes de vie plus ou moins différents mais au plus profond de nous même existe un mécanisme régulateur : c’est notre horloge biologique interne.

Par Marie-Pierre Bécas

Explications

Alimentation

Sommeil

Activité sexuelle

Performances intellectuelles

Prise de médicaments

Quelques explications...

Nous dormons tous la nuit, nous nous activons tous le jour (en principe…), voilà ce qui a permis le développement d’une toute nouvelle science permettant à l’homme d’avoir de nouveaux repères : la chronobiologie.

Depuis l’Antiquité, le rapport de l’homme au temps est un sujet de réflexion, mais la notion de rythme biologique n’apparaît vraiment qu’au XVIIIème siècle.

Les rythmes biologiques font partie de notre vie quotidienne : ils sont les garants d’une vie bien réglée.

On pourrait définir notre horloge biologique comme le moteur de l’ensemble des rythmes biologiques permettant de programmer le fonctionnement de notre organisme dans les taches fondamentales de la vie : elle gouverne notre sommeil, notre activité physique et intellectuelle, notre mode alimentaire, notre sexualité et permet surtout leur espacement dans le temps.

Les rythmes biologiques existent chez tous les êtres vivants : végétaux, animaux, êtres humains. Ils ont chacun une périodicité différente, le plus fréquent étant le rythme circadien qui dure en moyenne 24 heures et en fonction duquel nous organisons tous notre vie.

De Platon à nos jours :

En 1842, le rythme de la température corporelle de l’homme est découvert, mais ce n’est que dans les années 1960 que les bases véritables de la chronobiologie, en tant que science, sont véritablement posées.

Nos rythmes biologiques trouveraient leur origine dans la génétique et non dans l’environnement : de vrais jumeaux présentent des rythmes pratiquement identiques. Les facteurs environnementaux semblent avoir un rôle de synchronisation : un individu enfermé dans une grotte conserve le même rythme de sommeil, les mêmes pics de températures qu’à l’extérieur, mais pas au même moment qu’à l’extérieur (il est déphasé).

La localisation précise de l’horloge biologique est située dans les noyaux supra chiasmatiques du cerveau : elle est constituée de deux ensembles symétriques de neurones au niveau du croisement des nerfs optiques.

Une autre a été identifié dans l’épiphyse, glande de sécrétion nocturne de la mélatonine.

Alimentation : quand et à quel rythme faut-il se nourrir pour bien vivre ?

Même si les repas sont, traditionnellement, régulièrement répartis dans la journée (classiquement : petit-déjeuner, déjeuner et dîner), l’individu aura toujours une tendance naturelle à équilibrer ses prises alimentaires.

La chronobiologie nous conduit, tout simplement, à adapter nos besoins alimentaires :

Le matin, forcez sur le sucre, vous serez en forme pour toute la journée…

Pendant la nuit, notre corps se retrouve plus ou moins en manque de sucre : au réveil, sucres lents ou rapides, vous devez lui en fournir. Les sucres rapides sont immédiatement convertis en énergie, les sucres lents vous permettront de tenir jusqu’au déjeuner.

Néanmoins, les réserves sont rapidement utilisées : parfois vous allez devoir faire face au coup de barre de 11 heures ; l’idéal : un fruit ou un jus de fruit.

Le déjeuner, quant à lui, doit être un repas de base et se prendre vers 12-13 heures et vous apporter le supplément d’énergie qui vous permettra de tenir jusqu’au dîner : viande, poisson, légumes ou féculents seuls sont les aliments les mieux adaptés au métabolisme.

La nuit, notre organisme ne consomme que très peu de calories. Il faut donc éviter la consommation d’aliments riches en graisses et privilégier les légumes, les fruits, et - pourquoi pas - des viandes blanches.

L’horloge du sommeil : réglée sur un rythme de 24 heures.

Ce n’est pas un hasard, si, globalement, nous dormons en moyenne 8 à 10 heures (certains plus, d’autres moins), sans horaires précis. En fait, le sommeil est réglé selon un rythme de 24 heures associé à des variations de la température corporelle, celle ci diminuant la nuit. Le cycle veille-sommeil doit être relativement régulier ; nul besoin de s’imposer une heure de coucher ou de réveil, mais le simple fait d’écouter son corps vous permet d’être en forme : allez vous coucher quand vous en ressentez le besoin.

Quelques conseils : éviter de dormir dans une chambre surchauffée, se lever dès le réveil, ne pas se coucher dans la journée, effectuer, si nécessaire, des siestes relativement courtes.

Quelquefois, l’horloge se dérègle, responsable de 70 % des cas d’insomnie : un Français sur deux souffrent de troubles du sommeil et un adolescent sur trois se plaint de mal dormir. La chronothérapie préconise de retarder l’heure du coucher d’environ trois heures tous les 2 jours et après deux semaines de ce rythme, s’ensuit une phase de stabilisation où le patient est astreint à respecter quotidiennement ces horaires. Dans 70 % des cas, bien qu’assez contraignante, la technique est efficace.

Activité sexuelle : désir accru au printemps pour la femme, en automne pour l’homme…

L’activité sexuelle de l’homme et de la femme est conditionnée par un rythme dont la périodicité est d’environ 12 mois et par les sécrétions hormonales. Chez l’homme, c’est la sécrétion de testostérone qui stimule la formation des spermatozoïdes. La période la plus propice se situe au milieu de l’automne avec trois pics dans la journée : huit heures le matin, milieu de l’après-midi et à minuit.

Chez la femme, c’est le mécanisme d’ovulation (situé au 14ème jour du cycle menstruel de 28 jours) s’accompagne, de l’augmentation du désir sexuel et favorise les chances de fécondation ; les hormones féminines sont fabriquées en plus grande quantité au printemps (mars-avril).

Les performances intellectuelles sont également rythmées.

Eh oui, il existe aussi des moments spécifiques dans la journée pendant lesquels vous réfléchirez plus intensément. L’activité intellectuelle est également réglée selon un rythme circadien : elle augmente progressivement jusqu’à environ 20 h, parallèlement à la température du corps : les performances sont améliorées quand la température est élevée et inversement.

Quelques points pratiques :

· la prise d’un petit déjeuner copieux est indispensable au maintien constant de la vigilance,

· la mémoire immédiate est meilleure le matin que le soir,

· la légère baisse de forme après le déjeuner est indépendante de ce que l’on a mangé.

Comment optimiser quelques traitements courants en fonction des rythmes biologiques ?

La connaissance du rythme des sécrétions biologiques mises en cause dans différentes pathologies permet de mieux adapter l’horaire de prise de médicaments en fonction d’une pathologie donnée :

Pathologie

Rythme biologique

Apport de la chronothérapie

Rhinite allergique

Symptômes majorés vers 6h du matin

Prise des antihistaminiques le soir

Asthme

Rétrécissement maximal des bronches la nuit

Prise des médicaments, le soir

Hypertension

Tension plus élevée entre 12h et 20h

Antihypertenseurs à prendre le matin

Dépression

Température augmentée vers minuit au lieu de 6h du matin

Antidépresseurs à prendre le soir

Anxiolytiques à prendre le matin

Diabète

Deux pics d’insuline :

15h et 22h

Mai 2001


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