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La chlorophylle, indispensable à la vie

La chlorophylle, avec le fer, est à la base de l’hémoglobine, et joue un rôle essentiel dans la santé du cœur, des muscles et des nerfs. On lui reconnaît également des vertus antiseptique et antifatigue.

Par Jeanne Dumont

Sommaire :

La chlorophylle

Le chou

La menthe

L’ortie

Le basilic

Le persil

L’épinard

Le pissenlit

La chlorophylle

C’est la chlorophylle qui permet aux végétaux de capter l’énergie solaire et de synthétiser les sucres et les amylacées à partir du carbone atmosphérique.

Absorbée par un organisme animal, c’est cette même chlorophylle qui, associée au fer, intervient dans la production de l’hémoglobine.

Avant tout anti-anémique et antiseptique, la chlorophylle tonifie également le cœur, stimule les muscles et les nerfs, combat la constipation, diminue le taux de cholestérol et favorise la diurèse...

Enfin, au plan énergétique, de nombreux auteurs considèrent que la chlorophylle nous restitue l’énergie solaire qu’elle a stockée... à condition, toutefois, de la consommer à l’état parfaitement cru, puisque la chaleur, et a fortiori la cuisson, la déstructurent complètement.

Le chou

Plante chlorophyllienne par excellence, le chou vert est un reconstituant cellulaire et sanguin de tout premier ordre.

Dans la mesure du possible, on évitera de faire cuire le chou, et on le consommera soit en salade, découpé en très fines lamelles, soit en jus frais. Sous ces formes, il constituera un merveilleux rénovateur de tout le système digestif, un dépuratif de l’organisme, un antibiotique, et il luttera efficacement contre l’anémie et la fatigue.

Pour se reminéraliser, on mélangera le jus de chou aux jus de carotte et de navet.

Les différents nutriments, dont il est particulièrement riche, calcium, soufre, iode, magnésium, potassium, vitamines A, B et C, l’indiquent dans de très nombreuses affections : acné, alcoolisme, anémie, aphonie (jus de chou + miel), arthritisme (deux verres de jus par jour), ascite, colites, déminéralisation, diabète (deux verres de jus par jour + régime), fatigue, grippe (deux verres de jus par jour), infections intestinales (jus et choucroute crue), lithiase urinaire (deux verres par jour), nervosisme (deux verres par jour), oedèmes (deux verres par jour), oligurie (deux verres par jour), sénescence, ulcère gastrique (deux à trois verres par jour), vers (un demi verre avec un peu d’ail tous les matins pendant trois jours après le début de la lune descendante)...

La menthe

Plante absolument omniprésente dans les cuisines orientales et extrême-orientales, la menthe n’entre malheureusement dans nos mœurs alimentaires que depuis très peu de temps, et encore très timidement.

Pourtant, la menthe est un tonique et un antiseptique général, un stimulant du système nerveux et de l’estomac, un antispasmodique et un carminatif des plus efficaces.

Il est vrai qu’on l’emploie tout de même sous forme de tisane, ou en mélange avec du thé vert et du sucre ; mais ainsi, on ne profite pas au mieux de ses vertus chlorophylliennes. Pour cela, mieux vaudrait prendre l’habitude d’ajouter systématiquement quelques feuilles de menthe à nos crudités, ou les centrifuger avec nos jus de légumes.

On peut aussi, plus simplement, mâcher quelques feuilles de menthe, tous les matins, en partant travailler...

Toutefois, attention : prise en grande quantité dans la soirée, la menthe peut provoquer de l’insomnie. Elle est aussi déconseillée aux mères qui allaitent.

On l’indique surtout en cas d’atonie digestive ou d’indigestion, d’aérophagie, de flatulences, de palpitations ou de vertiges... mais elle est également excellente pour traiter la fatigue, les parasites intestinaux, certaines migraines, les règles douloureuses, ou les spasmes gastriques...

L’ortie

Bien sûr, l’ortie pique les doigts... mais ce n’est pas une raison pour bouder cette plante quasi miraculeuse et si riche en minéraux. Il suffit, d’ailleurs, de se munir de gants et d’une paire de ciseaux, afin d’en récolter les feuilles, puis de laver celles-ci, pour que l’effet urticant de la plante disparaisse.

On peut donc tout à fait consommer la feuille d’ortie crue, en salade, de préférence hachée en mélange avec d’autres crudités et notamment du blé germé. Cette recette, particulièrement revitalisante, impose toutefois de n’utiliser que la pointe des jeunes feuilles.

Par contre, pour faire du jus d’ortie, rien n’empêche de centrifuger la feuille entière, et même quelques tiges. Une petite tasse quotidienne d’un tel jus, que l’on peut, bien évidemment, mélanger à d’autres, a un effet hémostatique et vasoconstricteur.

Enfin, si l’on veut préparer une bonne soupe aux orties, plutôt que de faire cuire la feuille, pourquoi ne pas la mixer crue, une fois que les autres ingrédients auront été cuits ?

L’ortie est essentiellement tonique, astringente, hémostatique, dépurative, galactogène et diurétique ; on l’indiquera surtout dans les cas de : dermatoses, ulcères gastriques et intestinaux, hémorragies, hémophilie, rhumatismes, ou anémie...

Le basilic

Evitons aussi de faire cuire le basilic ! D’autant plus qu’il développe beaucoup plus son arôme incomparable à l’état cru qu’à l’état cuit.

Cette plante aromatique facilitant la digestion, originaire d’Asie et qui ne compte pas moins de 150 variétés, devrait en effet ne condimenter que les salades et les crudités, ainsi que les potages et les céréales après cuisson. La fameuse soupe au pistou, par exemple, se prépare avec des tomates, des carottes, des pommes de terre, du céleri, des haricots blancs, des haricots verts et de l’oignon ; mais ce n’est qu’en la versant dans la soupière que l’on y ajoute le basilic, préalablement écrasé au mortier avec de l’ail et de l’huile d’olive.

Le basilic est un tonique nerveux et surrénalien, un antispasmodique, un stomachique, un antiseptique intestinal, et un emménagogue. On l’indique en cas d’asthénie nerveuse, de surmenage intellectuel, d’insomnie, de spasmes gastriques, de migraines, de goutte, de règles peu abondantes, d’infections intestinales et de vertiges...

Le persil

D’usage, fort heureusement, très répandu, le persil est considéré par de nombreux nutritionnistes comme un des principaux aliments-médicaments... à tel point que beaucoup estiment qu’on devrait pratiquement en saupoudrer tous les plats.

A noter qu’en mélange avec l’ail, il en atténue grandement les effets odoriférants.

Exceptionnellement riche en vitamine C, le persil contient également de grandes quantités de fer, de manganèse et de provitamine A...

C’est un stimulant général, musculaire et nerveux, un dépuratif, un diurétique, un vermifuge, un anti-anémique, un vasodilatateur et un stomachique.

On l’indique en cas d’anémie, d’asthénie, de rhumatismes, de manque d’appétit, d’infections, d’hépatisme, de nervosisme et de parasites intestinaux.

L’épinard

Encore trop souvent consommé cuit, l’épinard - qui ne contient pas tant de fer que Popeye nous l’a fait croire - constitue une salade verte des plus riches en minéraux (sodium, potassium, calcium, phosphore, magnésium, soufre, manganèse, zinc et cuivre en abondance).

La salade d’épinard peut, bien sûr, être consommée seule ou en mélange avec d’autres salades ou crudités.

Le jus d’épinard, lui, gagne à être mélangé (50/50) au jus de cresson. On en boira un petit verre chaque matin, en cas de fatigue ou de dépression.

A noter que le Dr Valnet conseille également de prendre 1/5 de jus d’épinard dans 4/5 de vin de Bordeaux en cas de sénescence ou de convalescence.

L’épinard est avant tout un reminéralisant, mais aussi un stimulant pancréatique, un tonicardiaque, et un anti-anémique.

On l’indique évidemment surtout en cas de rachitisme et de problèmes de croissance, dans les convalescences et dans l’anémie ; mais il est contre-indiqué en cas d’hépatisme, de rhumatismes, d’arthritisme ou d’inflammations gastro-intestinales.

Le pissenlit

La cure de salade de pissenlit devrait être reconduite chaque année, durant la saison, en récoltant les jeunes feuilles et les boutons dans les prés les moins pollués.

Hors saison, on peut encore utiliser les feuilles et les racines, en les centrifugeant avec d’autres légumes comme la carotte, le navet, le radis noir ou l’artichaut.

Le pissenlit, qui est particulièrement souverain dans les affections du foie, est un tonique amer, un apéritif, un dépuratif sanguin, un diurétique, un draineur hépato-biliaire et un stimulant de la circulation...

On l’indique dans l’insuffisance hépatique, les lithiases biliaires et rénales, l’hypercholestérolémie, certaines dermatoses, les hémorroïdes, les rhumatismes, la constipation, les troubles circulatoires, l’obésité et la cellulite...

Janvier 2001






Buddhaline

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