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La Tradition des Moines de la Forêt

Pratique méditative poussée, monachisme errant, relation étroite et constante entre religieux et laïcs, discipline et simplicité, sont les maîtres mots de la tradition de Forêt. Cette tradition, essence même du bouddhisme ancien, a permis à l’Enseignement du Bouddha de se maintenir depuis plus de deux millénaires et demi, malgré les tourmentes de l’Histoire et la tentation de doctrines et pratiques plus confortables.

Par Michel Henri Dufour

Aux sources du bouddhisme : la Tradition des Moines de la Forêt en Thaïlande

Pratique méditative poussée, monachisme errant, relation étroite et constante entre religieux et laïcs, discipline et simplicité, sont les maîtres mots de la Tradition de la Forêt. Cette tradition, essence même du bouddhisme ancien, a permis à l’enseignement du Bouddha de se maintenir depuis plus de deux millénaires et demi, malgré les tourmentes de l’histoire et la tentation de doctrines et pratiques plus confortables.

Le bouddhisme est néanmoins considéré officiellement comme la cinquième religion de France ; et, s’il est souhaitable de voir les valeurs qu’il met en avant et la voie de sagesse qu’il propose participer à l’édification de notre modernité et de notre humanité constamment érodée, il est indispensable d’effectuer un important travail d’information auprès des médias et de certains auteurs qui, se contentant trop souvent de simplifications outrancières et ne faisant pas, le plus souvent, l’effort d’aller sous les apparences pour s’abreuver à la source, présentent un bouddhisme édulcoré, parfois caricatural.

Cette absence de volonté d’information est partagée par certains adeptes des écoles bouddhiques dites tardives qui, s’installant confortablement dans leur tradition respective, oublient les enseignements originels jugés trop simplistes ou arides. Il est vrai que cette situation est en partie une résultante de la prédominance des écoles du bouddhisme dit tibétain, pouvant amener à penser que celles-ci constituent la seule porte d’entrée vers l’Enseignement du Bouddha.

Une autre raison peut être trouvée dans la pauvreté de la représentation du bouddhisme Theravâda (l’école du bouddhisme originel) en France, aussi bien en quantité qu’en qualité. De nombreux Occidentaux possèdent ainsi une vision déformée de la tradition bouddhique ; or, un étudiant sérieux du bouddhisme ne saurait dénigrer et refuser les enseignements primitifs car le Mahâyâna (bouddhisme tardif) n’a fait, dans la plupart des cas, que reprendre en les développant des éléments préexistant dans le Theravâda.

La Communauté est structurée par un code de discipline

nommé le Vinaya, qui fut instauré au fil des années par le Bouddha. Les nombreuses règles du Vinaya présentent avec détails la manière de mener une vie de célibat, de frugalité et de conduite harmonieuse. Plutôt que d’inciter à l’ascétisme, la pratique est un moyen de vivre dans la réflexion et la vigilance et un guide permettant de garder ses besoins au minimum : un lot de toges monastiques, un bol à aumônes, un repas par jour, des remèdes en cas de nécessité, et un abri pour la méditation et le repos.

Le Vinaya crée un lien très étroit et très solide entre la Communauté des moines et des nonnes et la société environnante. En effet, en l’absence de l’offrande quotidienne de nourriture et du soutien à long terme de la communauté laïque, la Sangha ne peut survivre. Bien entendu, un tel soutien ne peut être effectif que si la Sangha fournit un exemple digne de respect, et que la relation ainsi créée offre un cadre dans lequel la générosité, la compassion et l’encouragement mutuel peuvent se développer.

La dépendance vis-à-vis des autres encourage les moines et les nonnes à vivre dans la confiance et à se satisfaire d’un niveau de vie modeste. Une relation équilibrée est ainsi maintenue, la Sangha offrant l’aide spirituelle par l’enseignement et par sa présence, les laïcs utilisant l’opportunité d’exercer leur générosité et de participer directement et avec joie à la vie spirituelle.

Kondañña (celui des cinq brahmanes ayant immédiatement compris le premier sermon du Bouddha) devint le premier arahâ (“celui qui est digne”) et le premier bhikkhu.

Au début les cinq premiers bhikkhu furent les cinq anciens brahmanes du Parc des Daims. Le suivant fut un riche jeune homme, Yasa ; il attira dans la Sangha de nombreux amis.

À cette époque l’ordination était très simple, le Bouddha disant simplement « Viens, moine » (ehi bhikkhu). Arrivèrent ensuite ceux qui allaient constituer le noyau de ses principaux disciples : Kassapa, Moggallâna, Sâriputta. Très rapidement le nombre de moines passa de quelques dizaines à plusieurs centaines. Tous étaient acceptés sans distinction de caste ou de rang social (marchands, brahmanes, etc. ).

Après de longs périples le Bouddha revint dans son village natal pour revoir son père mourant. C’est à cette époque que, en raison du désir de Mahâpajâpati (la tante du Bouddha) de devenir nonne, le Bouddha autorisa les femmes à entrer dans la Communauté monastique. Il ordonna également son fils Râhula (sept ans) qui devint le premier novice (sâmanera). De nombreux membres du clan du Bouddha (dont Ânanda) rejoignirent la Sangha.

Les règles du Vinaya surgirent graduellement au cours des quarante-cinq années d’enseignement du Bouddha, en réponse à des circonstances déterminées.

À l’époque du Bouddha la plupart des moines étaient errants, voyageant seuls ou en groupe sous la conduite d’un moine-enseignant (âcariya). Ils s’arrêtaient dans des endroits propices à la pratique et parfois on les invitait à demeurer dans un village, les laïcs subvenant à leurs besoins matériels. Les laïcs construisaient alors des huttes d’habitation (kuti) et des salles de réunion (sâla), ce qui devint bientôt les premières résidences monastiques (vihâra). Pendant la saison des pluies les moines ne voyageaient pas et pratiquaient de façon intensive. Les invitations, au tout début du bouddhisme, venaient fréquemment des marchands et des princes.

Les bhikkhu ne sont pas des missionnaires chargés d’un quelconque prosélytisme, ils ne s’imposent jamais. Où qu’ils se rendent, soit il reçoivent un soutien de la manière appropriée, soit ils s’y rendent sur invitation. Une invitation signifiant que le bhikkhu est bienvenu, qu’un soutien matériel est garanti et que le Dhamma sera écouté respectueusement.

La tradition de la Forêt représente l’essence même du bouddhisme originel, et par là de toutes les écoles. Le Bouddha est né sous un arbre, il a passé toute la partie de sa vie suivant son Éveil dans la forêt, et il est mort sous un arbre. La forêt se trouve donc au cœur des premiers temps du bouddhisme, aussi bien en tant que lieu privilégié de pratique qu’en tant qu’esprit imprégnant toute la pratique, qu’elle soit monastique ou laïque.

Le Bouddha a toujours rejeté les pratiques ascétiques extrêmes telles qu’ils les avait expérimentées avant son Éveil. Cependant il reconnaissait qu’un certain degré d’austérité était nécessaire dans la vie des moines. Par exemple, nous trouvons dans les “nissaya” (supports) récités par le moine lors de l’ordination qu’il est censé porter des toges fabriquées à l’aide de vieux morceaux de tissu sans valeur, se nourrir de ce qu’il reçoit pendant la tournée d’aumônes, s’abriter au pied d’un arbre, etc. .

En outre il ressort de la lecture des biographies de nombreux moines que ces pratiques, les dhutanga, étaient très courantes dans la Communauté originelle, la vie errante et méditative étant la norme. Deux grands exemples (parmi beaucoup d’autres) nous sont parvenus : Mahâkassapa, l’un des principaux disciples du Bouddha, excellait dans ce genre de pratique, et Añña Kondañña, le premier à avoir perçu la sagesse de l’Enseignement lors du premier enseignement exposé par le Bouddha, a passé sa vie au coeur des forêts

Pendant plus de 2 500 ans cette existence sylvestre fut le lot quotidien de nombreux moines dans divers pays d’Asie. Peu de rapports existent sur leur vie car ceux qui pratiquent selon cet esprit ne sont généralement pas des écrivains et ne recherchent ni l’approbation publique ni la médiatisation. À l’époque actuelle on peut encore visiter nombre de temples où ce mode de vie est expérimenté sous la direction de Maîtres de valeur. La plupart préfèrent se tenir à l’écart des traumas de la vie urbaine, des distractions et du luxe qui sont bien loin de l’idéal du moine de forêt.

Dès la fin de la vie du Bouddha déjà, ses disciples étaient passés du stade d’un petit groupe de moines errants à celui d’une large communauté parfaitement organisée, résidant, à l’invitation de riches donateurs laïcs, dans de vastes monastères répandus dans toute la région centrale de l’Inde. Cette situation résultant du fait que, bien que les moines acceptent avec joie ce qui est offert et se contentent de conditions parfois austères en termes de logement et de nourriture, l’évolution naturelle veut qu’ils soient toujours en mesure de répondre aux besoins spirituels de la communauté laïque.

La Communauté monastique a néanmoins survécu dans sa forme originelle à des siècles de bouleversements, à la naissance et à la disparition de nombreux empires. De l’Inde au Sri Lanka, à la Birmanie, à la Thaïlande et à travers toute l’Asie, elle s’est répandue et a prospéré. Dans toute société où des valeurs spirituelles florissaient la Communauté a pu trouver nourriture et soutien, et en retour a offert un sens à cette société.La Thaïlande est particulièrement favorisée par la présence d’un certain nombre de Maîtres bouddhistes de grande valeur, l’un d’entre eux étant Ajahn Chah. Ajahn Chah faisait partie d’un mouvement destiné à restaurer la direction et l’austérité originelles de la vie du moine en établissant des communautés monastiques à la vie très simple, dans les forêts les plus reculées. Une telle communion directe avec les éléments favorisait la clarté du mental et renforçait le cœur.

À ce jour, plus d’une centaine de monastères de forêt ont été créés, inspirés de son enseignement. De très nombreux disciples d’Ajahn Chah résident à travers le monde, le noyau de cette Communauté en Occident étant constitué par le monastère de Chithurst et le centre bouddhique Amarâvatî en Angleterre, ouvert en 1985, sous la direction du Vénérable Sumedho, l’un des premiers disciples occidentaux du Maître. D’autres monastères ont été par la suite créés en Australie, Nouvelle-Zélande, Italie, États-Unis et Suisse. Ils accueillent pour des enseignements et des retraites nombre de laïcs.

Par ses caractéristiques mêmes, situées aux antipodes des pseudo-valeurs de notre civilisation, la tradition de Forêt ne semble rien posséder qui puisse séduire l’homme contemporain et il est à craindre que, malgré son ancienneté et sa vitalité actuelle, elle ne disparaisse, avec beaucoup d’autres, dans le chaos des comportements contradictoires de notre modernité. L’obéissance à tous les désirs prenant la prééminence sur l’esprit de pauvreté et le contentement, la recherche du superflu sur la culture de l’essentiel, la vitesse et la précipitation sur la lenteur et la circonspection, l’agressivité sur la douceur et la paix mentale, la conformité sociale sur la transcendance.

Dans la tradition de forêt l’accent principal est mis sur la pratique de la méditation, en utilisant la vigilance et la réflexion afin de comprendre en profondeur ce que nous appelons l’esprit. En examinant la nature de l’émotion, de la mémoire et de l’imagination, de l’amour et de la haine, ainsi que de toutes les autres agitations incessantes de l’esprit, une grande partie du problème disparaît tout simplement. C’est comme si nous nous rendions compte que nous tenons un charbon ardent et que c’est la cause de notre souffrance, on le lâche immédiatement

et le bien-être survient.

En ce qui concerne le corps, il occupe une place secondaire par rapport à l’esprit car le Bouddha a déclaré : « Bien que le corps souffre il n’est pas nécessaire que l’esprit souffre également. ». On doit réaliser que certaines souffrances physiques sont le résultat de quelque kamma antérieur et que l’on en peut en empêcher le processus. Mais au moins nous pouvons demeurer en paix, même au sein de la souffrance la plus intense. Aussi ce n’est pas vraiment un grand problème que d’être malade de temps en temps.Cependant, le processus de la méditation tend à prévenir bon nombre de maladies, de réduire les symptômes en cas de maladie déclarée et de produire parfois une rapide guérison.

L’un des effets bénéfiques de la méditation est de susciter le calme mental. Lorsque le stress, la colère, la non-acceptation et autres réponses négatives sont absentes, les obstacles qui bloquent le processus naturel de guérison sont levés et les chances de guérison ou d’action préventive efficace sont accrues. Cependant ceci n’est pas l’objectif principal de la méditation et c’est la raison pour laquelle on en parle peu.

peutiques, à l’instar des amérindiens par exemple. De la même manière la science des soins naturels est en train de s’évanouir et ne demeure qu’entre les mains des moines errants les plus anciens (vingt ans et plus d’ordination).

Il est courant dans la tradition thaïlandaise que les ajahns (âcariya) possèdent une vaste connaissance de l’utilisation des plantes médicinales afin de les prescrire aux jeunes moines résidant au monastère sous leur direction. Jusqu’à une époque récente, avant que la forêt ne commence à disparaître peu à peu, les ajahns étaient experts en remèdes phytothéra.

La plupart des moines utilisent conjointement les baumes camphrés et l’aspirine ! Les temples traditionnels, comme ceux de la lignée d’Ajahn Chah et autres maîtres de forêt célèbres, utilisent encore fréquemment la thérapie par l’urine pour les problèmes difficiles et les conditions chroniques. Pour les morsures de serpents (extrêment rares) les excréments sont très efficaces. On a par exemple entendu parler du cas d’un chien qui avait été mordu au cou par un cobra ; le chien vomissait et avait des convulsions mais s’en est sorti. Les excréments sont considérés comme un remède de dernier recours, qu’on peut se procurer facilement ! Une forme de thérapie consiste à utiliser du sucre brun non raffiné mélangé à une plante sauvage commune qui, appliquée sur le bras gauche (le long de canaux énergétiques) a réussi à soigner plusieurs moines atteints de malaria chronique. L’aloe vera est très populaire pour les problèmes de peau. Les fruits marinés dans le vinaigre sont utilisés comme laxatifs. Le massage thaïlandais traditionnel, qui est un massage profond et énergique sur les tendons, est également largement pratiqué.

L’influence de l’Enseignement du Bouddha au sein de la culture thaïe (bien qu’il ne soit pas en fait beaucoup pratiqué ni compris en profondeur) à permis de développer une attitude détendue et tolérante à l’égard de toutes les conditions. Aussi les thaïs regardent-ils la maladie sans l’angoisse et la peur courantes au sein de cultures dans lesquelles on considère le corps comme étant soi-même.

« Accomplissez toutes choses avec un esprit qui lâche prise. N’espérez aucune récompense ni aucune louange. Si vous lâchez prise un peu, vous obtiendrez un peu de paix. Si vous lâchez prise beaucoup, vous obtiendrez une paix importante. Si vous lâchez prise totalement, vous obtiendrez la paix et la liberté totales. Vos luttes avec le monde seront parvenues à leur fin. »

Moine occidental et supérieu« Très succinctement je pense que la caractéristique la plus importante de la tradition de Forêt est la “simplicité positive”, à la fois physiquement et mentalement. Ce n’est certainement pas quelque chose de facile mais il est possible de le cultiver et c’est en outre universellement reconnu comme la vertu la plus fondamentale exemplifiant la vie spirituelle.r du centre monastique Dhammapala, en Suisse, exprime ainsi son appréciation de la tradition de Forêt :

Physiquement on essaye de vivre grâce aux seules nécessités de base. Ce n’est pas simplement une discipline ascétique et il n’est pas non plus question de rejeter le confort ; on est plutôt encouragé à réfléchir à ce dont on a réellement besoin comparé à ce que l’on désire ! À une époque de “progrès” matériel croissant et de diversité de choix c’est une réflexion précieuse que de considérer ce qui est vraiment important dans la vie et quelles sont nos priorités.

Mentalement ce n’est pas une quelconque forme de stupidité dans laquelle on ne se refuse rien mais un état de non-confusion et de clarté. Doté d’un degré initial de vigilance mentale et émotionnelle on observe la véritable nature des processus mentaux et l’on découvre ainsi la façon de “lâcher prise” de tous les “suppléments” qui surchargent et obscurcissent l’esprit. Le niveau le plus élémentaire de “simplicité mentale positive” est réalisé grâce à l’unicité d’esprit (samâdhi) qui est un état temporaire et conditionné.

Ceci fournit une base à la réflexion profonde et pénétrante sur la véritable nature des conditions mentales et permet un véritable “nettoyage” des attachements, des peurs, des confusions, etc., grâce à la vision de leur nature réelle comme transitoires, imparfaits et impersonnels. Il est parfois nécessaire de traiter une partie du “matériel mental/émotionnel” grâce à la culture de “moyens habiles” tels que la douceur et l’acceptation de soi afin de contrecarrer la tendance au dénigrement de soi, le respect et la gratitude envers le Bouddha, nos Maîtres et la Communauté pour contrecarrer la tendance à l’individualisme, et un sens de l’humour pour contrecarrer la tendance à prendre nous-mêmes et nos problèmes trop sérieusement.

On doit clairement reconnaître que la vie monastique et même le bouddhisme ne conviennent pas à tous. Cependant, à l’époque actuelle, un grand nombre de personnes cherchant de nouvelles voies d’expression de leurs besoins spirituels profonds peuvent bénéficier largement de l’étude et de la pratique de l’enseignement et de l’exemple offerts par la tradition de Forêt : mener une vie simple et non violente afin d’être en mesure de découvrir la véritable nature de l’existence humaine. »

Nonne française, résidente au centre monastique Amarâvatî, en Angleterre :« Cette voie a beaucoup à offrir car c’est une très forte affirmation de valeurs représentées par une forme totalement hors contexte dans le monde d’aujourd’hui. Elle est un défi pour tous ceux qui nous voient le crâne rasé et en vêtements monastiques, dans une position tellement vulnérable. Elle les force à véritablement contempler la manière dont ils vivent et à la remettre en question, et également comprendre qu’il existe une autre réalité, pour les hommes comme pour les femmes. »

Association Bouddhique Theravâda
c/o Michel Henri Dufour, 22 rue de la Grange Aubel, 71000 SANCÉ -
Tél. : 03 85 20 14 42


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