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L’essence du coeur de la Grande Perfection : la base, la voie et le fruit

Première partie des enseignements sur le Dzogchen donnés en Occident par Sa Sainteté le Dalaï-Lama

Par Sa Sainteté le Dalaï Lama

Le Contexte

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C’est par une journée d’octobre 1982 froide et pluvieuse que Sa Sainteté arrive en France pour la première fois. Pendant douze jours, à Paris, à Strasbourg, à Toulouse et à Digne, il donne des enseignements bouddhistes et des interviews, rencontre des dignitaires de toutes sortes, mettant en évidence tous les points de rapprochement possibles entre la France et la culture tibétaine, selon ce qui commençait à devenir le modèle de ses visites dans différents pays. La France qu’il rencontre en 1982 est saisie d’incertitude entre un nouveau gouvernement socialiste, des attaques terroristes à Paris et un coût croissant du pain, de l’essence et des transports publics. Pourtant, la France de ce temps-là montre aussi un intérêt profond et sérieux pour tout ce qui est tibétain, et la réponse du public à la visite de Sa Sainteté est tumultueuse. Trois articles s’étalent dans les pages du Monde, à la fois enthousiasmé et dérouté par la découverte de « sa personnalité déconcertante et engageante » , « désarmante et toujours joyeuse ». Lors de sa conférence publique à Paris, « La compassion universelle et le monde en crise », la foule immense, tapageuse, qui n’a pu entrer dans la salle, se déverse sur les trottoirs par centaines, dans une insouciance bruyante, tandis que la police s’efforce de la disperser.

La Pagode de Vincennes, au sud-est de Paris, est le cadre de la transmission de pouvoir donnée par Sa Sainteté à l’invitation de Rigpa et de Sogyal Rinpoché. Cette construction exotique date de l’Exposition Coloniale de 1931, qui célébrait les vertus civilisatrices du passé colonial de la France en Asie, en Afrique et en Océanie. Le pavillon du Cameroun et du Togo était la réplique d’une hutte tribale, mais avec ses soixante mètres carrés, ses quelque vingt mètres de haut et les 180 000 bardeaux en châtaigner de son toit, il est bien plus ambitieux que le modèle d’origine. Il fit office de musée du bois pendant quarante ans, puis resta inoccupé jusqu’en 1977 ; Jean Sainteny, qui avait représenté la France au Cambodge, le sollicite alors auprès de la Ville de Paris pour en faire un Institut international à l’usage de tous les groupes ethniques du bouddhisme en France. Un concours lancé pour une grande statue de Bouddha, à l’allure internationale, fut gagné par le sculpteur yougoslave François Moses. Son bouddha, construit dans les ateliers du peintre surréaliste catalan Joan Miro, est en fibre de verre recouvert d’or à vingt-trois carats et l’on peut dire que les traits du visage sont distinctement européens. La Pagode fut inaugurée en octobre 1977 par Jacques Chirac, alors maire de Paris, et elle est restée, depuis, un lieu unique et important pour les plus grandes réunions du bouddhisme. Déjà, avant 1982, de grands enseignements et transmissions de pouvoir y ont été donnés par des maîtres tels que Kyabjé Dudjom Rinpoché, Kyabjé Dilgo Khyentsé Rinpoché et Kyabjé Kalou Rinpoché. Et là, à 2 heures de l’après-midi, le jeudi 7 octobre, des centaines de personnes se rassemblent pour recevoir la transmission et l’enseignement de Sa Sainteté.

LE CINQUIEME DALAÏ-LAMA

Sa Sainteté a choisi, comme il l’explique, de donner la transmission de Padmasambhava et ses Huit Manifestations, selon le cycle des visions pures et profondes du « Grand cinquième » Dalaï-Lama, Ngawang Lobsang Gyatso. Né en 1617 de descendants de la maison royale du Zahor, le cinquième Dalaï-Lama est l’une des figures les plus dynamiques, les plus habiles et les plus influentes de l’histoire du Tibet. Du chaos de l’Asie centrale du XVIIè siècle, il fait émerger sous sa férule, en 1642, le Tibet entier, du Ladakh jusqu’à Tachienlu. Dix ans plus tard, l’empereur Shun-chih l’invite à Beijing ; traité en égal, il reçoit une proclamation impériale, écrite en lettres d’or, le nommant « Dalaï-Lama, détenteur du vajra et maître de l’enseignement ».

Le cinquième Dalaï-Lama fit construire le palais du Potala et instaura le double système de gouvernement spirituel et temporel au Tibet. On lui doit la mise en place d’un système de sécurité sociale et d’un programme d’éducation au niveau national. Il fut un écrivain prolifique, et ses écrits autobiographiques et historiques sont une source capitale pour les historiens de cette période. En 1682, à l’âge de soixante-cinq ans, il décéda au palais du Potala alors qu’il était absorbé dans une méditation sur Kurukulla, une déité associée au pouvoir et à la magnétisation. Ceci fut interprété comme augurant favorablement du pouvoir de son activité d’éveil dans le futur.

Ngawang Lobsang Gyatso occupe une place importante dans les enseignements Nyingma. Dudjom Rinpoché l’a inclus dans les biographies des tertöns de son illustre Histoire des Nyingmapas, particulièrement pour sa révélation des visions pures du Gyatchen Nyer Nga — « Les vingt-cinq enseignements scellés ». Le cinquième Dalaï-Lama fut prophétisé dans certains terma comme étant une émanation de l’activité d’éveil du roi Trisong Détsen. Il se sentait profondément lié à la tradition nyingma de Gourou Padmasambhava, et eut plusieurs maîtres nyingmapa importants : Zourtchen Chöying Rangdrol, Khöntön Paljor Lhundroup, et Terdak Lingpa, Minling Terchen Gyourmé Dorjé. Il fut particulièrement proche des maîtres de la lignée des « Trésors du Nord » de Rigdzin Gödem, maîtres qui apparaissent fréquemment dans ses visions. Dans son autobiographie, il cite aussi Péma Rigdzin, le premier Dzogchen Rinpoché, à qui il conseilla vivement de fonder le monastère Dzogchen dans le Kham ; il l’appelle : « le grand Dzogchenpa qui a pleinement compris le Nyingtik  ». Dudjom Rinpoché écrit :

Il est particulièrement intéressant de noter comment

le Dalaï-Lama reçut les enseignements contenus dans

« Les visions pures et profondes », selon la prédiction des terma du glorieux Tashi Topgyal.

Vous, qui êtes désormais roi de la race à la tête noire,

Grâce à vos pures aspirations, votre cinquième réincarnation

Révèlera « Vingt-cinq » — ainsi que cinq trésors spéciaux de l’esprit.

En fait, lorsque le cinquième Dalaï-Lama se rendit au glorieux Samyé, les conditions étaient propices pour qu’il révèle des terma. Cependant, à cause du temps, du lieu et de la situation, il n’en prit pas possession. Plus tard, quand les déités infinies des trois racines lui apparurent en vision, conformément aux prophéties et aux transmissions qu’il reçut, il rédigea les vingt-cinq sections de l’enseignement appelé Sangwa Gyatchen — « Porteur du sceau du secret ». Avec le commentaire supplémentaire qu’il composa oralement, elles constituent deux volumes. Il accorda les transmissions et les instructions de toutes les sections à une assemblée d’êtres suprêmes, principalement les détenteurs des lignées de l’école de l’ancienne traduction, comme le souverain du dharma Terdak Lingpa et le vidyadhara Péma Trinlé. Par la suite, ces enseignements se propagèrent largement, et leur lignée s’est maintenue intacte jusqu’à aujourd’hui.

Dès l’âge de six ans, le cinquième Dalaï-Lama commença à faire l’expérience de visions, qui se poursuivirent comme un flot ininterrompu pendant toute sa vie. Il en a fait la chronique dans ses écrits autobiographiques. Le septième mois de l’année du singe de feu (1656), à l’âge de quarante ans, le Dalaï-Lama se prépara à célébrer les offrandes du dixième jour à Padmasambhava : il réunit une collection remarquable de neuf statues terma de Gourou Padmasambhava, qui avaient été découvertes par Nyangral Nyima Özer, Gourou Chöwang, Sangyé Lingpa, Ratna Lingpa, Kunkyong Lingpa et Trangö Shérab Özer. Peu après le début de la pratique qu’il faisait avec les moines de Namgyal, une vision commença à se matérialiser : Gourou Rinpoché lui apparut et lui conféra une transmission de pouvoir. Il put voir les huit manifestations de Padmasambhava dansant toutes ensemble dans le mandala, puis se fondre en lui. Yéshé Tsogyal apparut et le conduisit devant le Grand Gourou entouré des huit manifestations, dans son palais. Telle est la vision qui est à l’origine de la transmission que Sa Sainteté allait donner à Paris.

Sa Sainteté l’explique dans son introduction : la transmission de Gourou Rinpoché et ses Huit Manifestations est le sadhana du gourou — ladroup — selon le cycle du Sangwa Gyatchen. C’était la première fois que Sa Sainteté donnait cette transmission en Occident, et il allait la donner à nouveau en 1989, en Californie. En janvier 1992, à la requête du septième Dzogchen Rinpoché, à l’occasion de l’inauguration du nouveau monastère Dzogchen à Kollégal, dans le sud de l’Inde, il commença à donner le cycle entier des transmissions du Sangwa Gyatchen. Il donna les transmissions des Kagyé et de Dorjé Drolö, et fit alors part d’une réflexion personnelle captivante :

J’étais assez jeune quand je reçus dans leur totalité les enseignements des visions secrètes du cinquième Dalaï-Lama. Je n’y fis pas très attention à l’époque, mais je me souviens avoir eu d’assez bons rêves ; il en ressort donc que nous avons un lien particulier. Plus tard, à Lhassa, je découvris les oeuvres du cinquième Dalaï-Lama, qui avaient été préservées principalement, je crois, par les Dalaï-Lamas suivants. Parmi elles se trouvent les enseignements très secrets, qui existent sous forme de manuscrits illustrés... Plus tard, en Inde, je me procurai ces écrits et passai plusieurs mois en retraite, faisant les pratiques des Kagyé, de Hayagriva, d’Avalokiteshvara, et d’autres encore. Pour ma part, je considère que j’ai beaucoup de chance : depuis le cinquième Dalaï-Lama, grâce aux aspirations et aux prières, je m’inscris dans la longue lignée de ceux qui portent le nom de Détenteur du Lotus. Et il semble bien qu’il y ait un lien tout à fait particulier avec le cinquième Dalaï-Lama.

Avant le début de la transmission à Vincennes, en 1982, Sa Sainteté explique la signification profonde d’une transmission de pouvoir, puis il expose les grandes lignes de la base, de la voie et du fruit dans le Dzogchen. Ici, il dévoile un thème qui revient tout au long de ces enseignements : les affinités, les différences et l’unité ultime de la vue et de la pratique du Yogatantra Supérieur des écoles de la nouvelle traduction et de l’ancienne tradition du Dzogchen. Il souligne aussi l’importance de l’introduction à la conscience claire et pure de rigpa, préparant ainsi, d’une certaine façon, les enseignements de 1984 et 1989.

Sa Sainteté est assise directement devant la grande statue dorée du Seigneur Bouddha et, devant lui, s’étend la pagode pleine de monde et les lamas représentant toutes les traditions bouddhistes : Nyoshül Khen Rinpoché, Lama Yéshé, le fondateur de la FPMT, Dagpo Rinpoché, Takloung Tsétrul Péma Wangyal Rinpoché, Sogyal Rinpoché, ainsi que des guéshés et des lamas venus de tous les centres bouddhistes en France. Deux jours plus tard, Sa Sainteté revint à la Pagode pour donner un court enseignement à la communauté tibétaine. Ce jour-là, Jacques Chirac était assis au premier rang, au centre. En fin d’après-midi, Sa Sainteté se pencha vers lui, et lui demanda tranquillement de ne jamais oublier de prendre soin des gens de Paris.

SA SAINTETE LE DALAÏ-LAMA

LES VISIONS PURES

La transmission de pouvoir que je vais donner aujourd’hui répond à la requête faite, il y a quelque temps, par Sogyal Rinpoché. Il me demanda d’envisager, lors d’un voyage en Europe, la possibilité de me rendre dans certains de ses centres et de donner des transmissions de pouvoir, particulièrement celles du cycle appelé Sangwa Gyatchen — « Porteur du sceau du secret ». J’acceptai, dans la mesure où j’en trouverai le temps. Or, mes voyages m’ont amené en Europe et en France, et Sogyal Rinpoché m’a demandé à nouveau d’enseigner à Paris. De toutes les transmissions possibles contenues dans le cycle du Sangwa Gyatchen, j’ai choisi de donner celle du « sadhana de l’esprit » — en tibétain Toukdroup Yang Nying Kundü. « L’union de toutes les essences les plus secrètes » — car je pense qu’elle sera, de toutes, la plus appropriée.

La plupart d’entre vous le savent : ce cycle du Sangwa Gyatchen fait partie d’une tradition plus vaste, les enseignements du Mantra secret de l’école ancienne, ou Nyingma, du bouddhisme tibétain. Les rituels et les pratiques de cette école sont transmis de trois façons — la lignée longue de kama, la lignée plus courte de terma, et la transmission profonde au moyen de visions pures — dak nang. Les transmissions qui composent le cycle du Sangwa Gyatchen proviennent de ces visions pures.

Or, les visions pures peuvent être approchées de deux points de vue. D’abord, il y a des expériences méditatives plus éphémères, appelées nyam en tibétain. Ensuite, il y a les visions pures, où un maître fait véritablement l’expérience d’une déité d’une terre pure lui donnant une transmission, et ceci est considéré comme étant tout à fait différent d’une expérience méditative. Ce cycle des visions pures du Sangwa Gyatchen nous vient du cinquième Dalaï-Lama. Ces visions sont remarquables car, loin d’être simplement des expériences nées pendant la pratique de méditation, le cinquième Dalaï-Lama en fit l’expérience lors de visites réelles dans des terres pures de sagesse, où il reçut les transmissions codifiées dans ces initiations. Pour un yogi de sa stature, capable de percevoir directement les formes éveillées, ou kaya, et les terres de sagesse, les visions pures qui s’élèvent appartiennent naturellement à cette catégorie.

Dans le cas du « Grand cinquième » Dalaï-Lama, les prédispositions de ses vies antérieures s’éveillèrent en lui à un très jeune âge, lui permettant d’avoir un grand nombre de ces visions pures tout au long de sa vie. Parmi elles, les plus extraordinaires font partie du cycle du Sangwa Gyatchen, composé de vingt-cinq sections traitant de visions distinctes. Les récits des visions pures vécues par le cinquième Dalaï-Lama se trouvent dans son autobiographie secrète.

Parmi ces vingt-cinq sections, la principale se concentre sur les Kagyé, ou « Huit commandements », où toutes les déités apparaissent en un seul mandala. Des pratiques individuelles existent aussi pour chacune de ces déités. Le cycle entier du Sangwa Gyatchen contient un certain nombre de transmissions, de bénédictions et d’autorisations concernant des déités différentes, à la fois paisibles et courroucées ; parmi celles-ci, la transmission que j’ai choisi d’effectuer aujourd’hui est « L’union de toutes les essences les plus secrètes ». La base de cette transmission est le mandala du gourou comme vidyadhara. C’est une transmission facile à exécuter ; en même temps, elle transmet une immense bénédiction et le potentiel d’un grand accomplissement spirituel. Généralement, les enseignements très profonds nécessitent souvent un temps considérable au maître qui les donne et aux disciples qui les reçoivent. L’avantage de cette transmission-ci est la brièveté et la facilité relatives de son exécution ; pourtant, elle est d’une grande profondeur. Néanmoins, je suis conscient que normalement, si nous en avions le temps, elle prendrait trois ou quatre heures. Cet après-midi, nous n’avons qu’une heure à notre disposition ; nous irons donc encore plus vite qu’à l’ordinaire.

Je reçus la transmission de ce cycle extraordinaire du Sangwa Gyatchen de Taktra Rinpoché. Le sadhana principal de ce cycle, dont j’ai fait moi-même la pratique, est celui qui est associé au mandala unissant les huit déités des Kagyé. Je me suis aussi concentré, jusqu’à un certain point, sur plusieurs des autres pratiques — Vajrakilaya, Hayagriva et Avalokiteshvara. Généralement, quand vous devez conférer des transmissions appartenant à un cycle donné d’enseignements de la tradition nyingma, l’idéal serait que vous ayez accompli les retraites de toutes les déités des trois racines de ce cycle. Cependant, quand je reçus ces transmissions de mon maître, il me donna aussi la permission de les transmettre à d’autres, s’ils pouvaient en retirer un bienfait. De plus, comme on me l’expliqua, la pratique des Kagyé est le point focal majeur de l’ensemble des vingt-cinq sections du cycle du Sangwa Gyatchen ; ainsi, accomplir en entier une retraite de cette pratique particulière constitue la condition minimale requise d’un maître de vajra pour qu’il puisse conférer les transmissions de pouvoir. Donc, bien que je n’aie pas eu l’occasion d’accomplir une pratique plus approfondie des autres sections de ce cycle, j’ai achevé celle des Kagyé et je suis donc à même de donner les transmissions du Sangwa Gyatchen.

LA SIGNIFICATION D’UNE TRANSMISSION DE POUVOIR

En ce qui concerne la transmission de pouvoir en général, que signifie le terme wang, ou transmission de pouvoir ? Tout d’abord, notre nature fondamentale — ce que nous nommons « la nature de bouddha », ou tathagatagarbha, la nature même de notre esprit, est présente en nous, de façon inhérente, comme attribut naturel. Cet esprit qui est le nôtre, le sujet dont il s’agit, existe depuis des temps sans commencement et possède ainsi la nature la plus subtile de cet esprit. C’est sur la base de cette continuité que repose notre capacité à atteindre l’éveil. Nous appelons ce potentiel « la graine de la bouddhéité », « la nature de bouddha », « la nature fondamentale », ou « tathagatagarbha ». Nous avons tous cette nature de bouddha, sans exception. Par exemple, cette magnifique statue de bouddha, en présence de laquelle nous sommes assis en ce moment, est une représentation honorant un être qui réalisa l’éveil. Il atteignit cet état d’éveil parce que sa nature était la nature de bouddha. C’est également la nôtre, et de même que le Bouddha réalisa l’éveil dans le passé, nous aussi pourrons devenir des bouddhas dans le futur.

Quand, dans le futur, nous atteindrons effectivement l’éveil, ce continuum subtil de notre conscience s’éveillera à l’état d’omniscience appelé dharmakaya. La nature de l’esprit à ce moment-là est nommée svabhavikakaya. Le fait qu’il soit totalement pur, de par sa nature même, est un aspect du svabhavikakaya — la pureté totale et naturelle. Le fait que les obscurcissements adventices aient été éliminés et n’obscurcissent plus la véritable nature de l’esprit est un autre aspect du svabhavikakaya — le fait d’être purifié des obscurcissements adventices.

De toute façon, il y a en nous tous ce potentiel qui nous permet de nous éveiller à l’état de bouddha et de réaliser l’omniscience. Le processus de la transmission de pouvoir met en évidence ce potentiel et lui permet de s’exprimer plus pleinement. Quand une transmission de pouvoir vous est conférée, c’est la nature de votre esprit — la nature de bouddha — qui fournit la base sur laquelle la transmission peut vous faire mûrir. Au moyen de la transmission, vous recevez le pouvoir de l’essence des bouddhas des cinq familles. Notamment, vous êtes « mûri » au sein d’une famille particulière, par laquelle se manifeste votre prédisposition personnelle à atteindre l’éveil.

Ainsi, une fois ces circonstances favorables établies dans le courant de votre esprit, quand vous réfléchissez à ce qui se produit et que vous maintenez les différentes visualisations, les conditions sont bonnes pour que l’essence de la transmission s’éveille en vous : c’est un état de sagesse plein de félicité et pourtant vide — un état très spécial, l’inséparabilité de l’espace fondamental et de la conscience claire. En concentrant votre dévotion de cette façon, cela permet à cette qualité spéciale de l’esprit, cette nouvelle capacité, si vous voulez, de s’éveiller. Trois facteurs circonstanciels soutiennent ceci : les objets rituels utilisés au niveau extérieur, les mantras répétés par le maître de vajra, et le samadhi, ou absorption méditative, du maître de vajra. Quand ces trois facteurs sont réunis, ils forment la base sur laquelle l’esprit peut se concentrer et ainsi mûrir.

Ces trois facteurs sont si importants qu’ils demandent à être examinés d’un peu plus près. Les objets rituels extérieurs, comme le vase, etc. ont déjà été disposés sur l’autel et sont tous en place. En ce qui concerne les mantras, je ne peux prétendre les avoir tous lus en sanskrit pur, mais j’ai fait de mon mieux en les lisant et en les récitant. Ainsi, le plus important pour le restant de la transmission est l’absorption méditative. De mon côté, je ferai tout mon possible pour maintenir un état de samadhi ; pendant ce temps, vous devriez concentrer votre esprit, pas à pas, sur les explications que je vais donner, et demeurer, autant que possible, dans un état de samadhi similaire.

LA BASE, LA VOIE, ET LE FRUIT DU DZOGCHEN

Abordons maintenant les enseignements propres au véhicule du Mantra secret de l’ancienne école de transmission de la tradition nyingma ainsi que les trois phases de la base, de la voie et du fruit d’après ces enseignements. Selon la vue définitive et la description des enseignements nyingma, la base de l’être demeure en tant qu’essence, nature et énergie, ou capacité d’expression. En particulier, pour l’école nyingma, les deux premiers aspects définissent la base : son essence est pureté primordiale, ou kadak, et sa nature est présence spontanée, ou lhoundroup.

Nagarjuna, dans son Traité fondamental sur la voie médiane, appelée « Sagesse », déclare :

Le Dharma enseigné par les bouddhas

Repose entièrement sur deux niveaux de vérité :

Le niveau conventionnel et ordinaire de vérité,

Et le niveau ultime de vérité.

Tout ce qui est connaissable — tous les phénomènes et tout ce qui est compris au sein de l’esprit et du corps d’un individu — est contenu dans ces deux niveaux de vérité, le conventionnel et l’ultime. Dans le contexte du Dzogchen, l’explication serait donnée en termes de pureté primordiale et présence spontanée, et on en trouve l’analogie dans un passage des Ecritures :

C’est l’esprit même qui ordonne le déploiement incommensurable

Des êtres dans le monde, et le monde qui les contient.

Autrement dit, si on considère l’agent responsable de la création du samsara et du nirvana, cela nous ramène à l’esprit. Le Sûtra sur les dix terres déclare : « Ces trois royaumes ne sont qu’esprit ». Dans le commentaire qu’il fit de son oeuvre, l’Introduction à la voie médiane, Candrakirti développe cette citation et affirme qu’il n’y a pas d’agent créateur autre que l’esprit.

Dans l’explication de l’esprit selon le point de vue des enseignements du Yogatantra Supérieur et de la voie du mantra, il est fait référence à sa multiplicité de plans ou aspects, grossiers ou plus subtils. Mais à la racine même, le niveau le plus fondamental embrassé par ces enseignements est l’esprit en tant que nature fondamentale et innée de l’esprit. Nous en arrivons ici à la distinction entre le mot sem en tibétain, qui signifie « esprit ordinaire », et le mot rigpa qui signifie « pure conscience claire ». Généralement, quand on utilise le terme sem, on se réfère à l’esprit qui est temporairement obscurci et déformé par des pensées fondées sur les perceptions dualistes d’un sujet et d’un objet. Quand on traite de la pure conscience claire, la conscience authentique, ou conscience claire libre de tels schémas de pensée déformants, on emploie alors le terme rigpa. Dans un enseignement appelé les « Quatre objets de confiance », il est dit : « Ne vous fiez pas à la conscience ordinaire, mais fiez-vous à la sagesse ». Ici le terme namshé, ou conscience ordinaire, fait référence à l’esprit qui est engagé dans les perceptions dualistes. Yéshé, ou sagesse, fait référence à l’esprit libre des perceptions dualistes. C’est sur cette base que la distinction entre l’esprit ordinaire et la conscience claire et pure peut être établie.

Quand on dit que « l’esprit » est l’agent responsable de la naissance de l’univers, nous parlons de l’esprit dans le sens de rigpa et, spécifiquement, de sa qualité de présence spontanée. En même temps, l’essence même de ce rigpa spontanément présent est éternellement vide et primordialement pure — totalement pure par sa nature même — et il y a donc une unité de la pureté primordiale et de la présence spontanée. L’école nyingma fait la distinction entre la base elle-même et la base se manifestant comme apparences au travers des « huit portes de la présence spontanée ». Voici comment cette école explique la totalité des perceptions, pures ou impures, qui s’élèvent dans l’esprit. Sans jamais s’écarter de l’espace fondamental, ces manifestations et leurs perceptions, pures ou impures, s’élèvent dans toute leur diversité. Voici donc la situation en ce qui concerne la base, du point de vue de l’école nyingma.

Sur la base de ce point-clé, quand nous parlons de la voie, si nous employons le vocabulaire spécifique à la tradition du Dzogchen et que nous nous référons à ses propres pratiques extraordinaires, la voie est double : elle est celle de trektchö et de thögal. L’approche de trektchö est basée sur la pureté primordiale de l’esprit, kadak ; l’approche de thögal, elle, est basée sur sa présence spontanée, lhoundroup. Cela équivaut, dans la tradition du Dzogchen, à ce qu’on appelle plus communément la voie en tant qu’union des moyens habiles et de la sagesse.

Quand on atteint le fruit en se fiant à ce double chemin de trektchö et thögal, la « lucidité intérieure » de la pureté primordiale mène au dharmakaya, tandis que la « lucidité extérieure » de la présence spontanée mène au rupakaya. Cela équivaut à la description habituelle du dharmakaya comme bienfait qui nous revient et du rupakaya comme bienfait pour autrui. La terminologie est différente, mais la compréhension du sens des termes est parallèle. Quand l’état latent et inné de la bouddhéité devient pleinement évident à celui ou à celle qui pratique, on parle de « lucidité intérieure », et c’est l’état de pureté primordiale, c’est-à-dire le dharmakaya. Quand le rayonnement naturel de l’esprit se manifeste pour le bien des autres, sa capacité d’expression explique le déploiement entier des manifestations de la forme, qu’elles soient pures ou impures, et l’on parle de « lucidité extérieure », l’état de présence spontanée, qui comprend le rupakaya.

Dans le contexte de la voie, donc, cette explication de la pureté primordiale et de la présence spontanée, et la discussion des écoles plus récentes du Yogatantra Supérieur en viennent toutes les deux au même point ultime : l’esprit fondamental et inné de la claire lumière.

Quelle est, donc, la caractéristique profonde et spécifique des enseignements du Dzogchen ?

D’après les traditions plus récentes du bouddhisme tibétain, appelées collectivement écoles sarma du véhicule du Mantra secret, pour rendre cet esprit fondamental inné de claire lumière pleinement manifeste, il est tout d’abord nécessaire de travailler les plans les plus grossiers de l’esprit ordinaire piégé dans les pensées et les concepts, au moyen de yogas tels que le yoga des souffles vitaux, le pranayoga, ou le yoga de la chaleur intérieure, toummo. Sur la base de ces pratiques de yoga, et dans le sillage de l’exploitation et de la purification de ces schémas de pensée adventices de l’esprit ordinaire, l’esprit fondamental et inné de claire lumière — ce que l’on entend par « esprit » se manifeste pleinement.

Du point de vue Dzogchen, le niveau adventice de l’esprit, qui est empêtré dans les pensées et les concepts est, par sa nature même, imprégné par la pure conscience claire. Par le biais de l’expérience, un maître authentique peut donner au disciple une introduction directe à la nature de son esprit qui est pure conscience claire. Si le maître a la capacité d’effectuer cette présentation, le disciple fera alors cette expérience : toutes ces couches adventices de pensée conceptuelle étant imprégnées par la pure conscience claire qui est leur nature, ces couches de pensées et de concepts ordinaires n’ont plus besoin de persister. Au lieu de cela, le disciple fait l’expérience de la nature qui les imprègne : l’esprit fondamental et inné de claire lumière s’exprimant dans toute sa nudité. Voilà le principe d’où procède la pratique dans la voie du Dzogchen.

LE ROLE D’UN GOUROU AUTHENTIQUE

Ainsi, dans le Dzogchen, la présentation directe à rigpa nécessite de se fier à un gourou authentique qui a déjà fait cette expérience. Quand la bénédiction du gourou imprègne le courant de notre esprit, alors, cette présentation directe est accomplie. Mais ce n’est pas un processus facile. Dans l’école de l’ancienne traduction des Nyingma, c’est-à-dire les enseignements Dzogchen, le rôle du maître est donc d’une importance cruciale.

Dans l’approche Vajrayana, et particulièrement dans le contexte du Dzogchen, il est nécessaire de recevoir les instructions d’un maître qualifié. C’est pourquoi, dans de telles approches, nous prenons refuge dans le gourou tout autant que dans le Bouddha, le Dharma et le Sangha. Dans un certain sens, il ne suffit pas de prendre simplement refuge dans les trois sources de refuge ; on ajoute un quatrième élément, celui de la prise de refuge dans le gourou. Ainsi nous disons : « Je prends refuge dans le Gourou ; je prends refuge dans le Bouddha ; je prends refuge dans le Dharma ; je prends refuge dans le Sangha ». A vrai dire, le gourou n’est, en aucune manière, séparé ou différent des Trois Joyaux, mais il y a un avantage particulier à considérer le gourou séparément. Un ami allemand m’a dit une fois : « Il semble que vous, les Tibétains, accordez plus d’importance au gourou qu’au Bouddha ». Il était stupéfait. Mais ce n’est pas tout à fait une bonne compréhension. Ce n’est pas du tout comme si le gourou était distinct des Trois Joyaux, mais, étant donné la nature primordiale de notre relation avec le gourou dans une telle pratique et dans de tels enseignements, on considère qu’il a une grande importance.

Maintenant, ceci exige que le maître soit qualifié et authentique. Si un maître est authentique, lui ou elle sera soit un membre du sangha qui n’a plus besoin d’entraînement, ou au moins, un membre du sangha qui nécessite encore un entraînement, mais est à un degré avancé de réalisation. Un gourou authentique, et j’insiste sur le mot « authentique », doit appartenir à l’une de ces deux catégories. Ainsi, c’est en raison de l’importance essentielle d’un gourou qualifié et authentique, que l’on insiste tant, dans cette tradition, sur le rôle du gourou. Ceci peut avoir donné lieu à un malentendu, car, en raison de l’insistance sur le rôle du gourou, les gens parlent parfois du bouddhisme tibétain comme d’une école de pratique distincte appelée « lamaïsme ». La seule chose que l’on dit vraiment, c’est l’importance d’avoir un maître et l’importance, pour ce maître, d’être authentique et qualifié.

Même dans le cas d’un gourou authentique, il est fondamental pour l’étudiant d’examiner la conduite et les enseignements du gourou. Vous vous souviendrez que, tout à l’heure, j’ai fait référence aux « Quatre objets de confiance ». Ils peuvent être énoncés comme suit :

Ne vous fiez pas à l’individu, fiez-vous plutôt à l’enseignement.

En ce qui concerne l’enseignement, ne vous fiez pas

aux mots uniquement, fiez-vous plutôt au sens qui

les sous-tend.

En ce qui concerne le sens, ne vous fiez pas uniquement au sens provisoire, fiez-vous plutôt au sens définitif.

Et en ce qui concerne le sens définitif, ne vous fiez pas à la conscience ordinaire, fiez-vous plutôt à la conscience claire de sagesse.

C’est ainsi qu’un étudiant se doit d’examiner un maître, en utilisant ces quatre objets de confiance. Notre maître, le Bouddha, a dit :

Oh ! moines et hommes sages,

Tout comme un orfèvre qui teste son or

En le brûlant, en le coupant et en le frottant,

Il vous faut examiner mes paroles et non les accepter,

Du simple fait du respect que vous me vouez.

Tous les commentaires précédents sont ma façon de vous présenter le contexte de cette transmission de pouvoir. Le plus important dans une transmission de pouvoir est ceci : en tant que bouddhistes, nous insistons sur l’importance de la prise de refuge ; en tant que bouddhistes du Mahayana, nous insistons sur l’importance du voeu de bodhisattva et de l’éveil de la bodhicitta ; et en tant que pratiquants du Vajrayana, nous réduisons la fixation sur notre perception habituelle des choses et nous nous fions à la perception pure. Telle est la façon de recevoir une transmission de pouvoir.

Le livre Dzogchen, l’essence du coeur de la Grande Perfection contient un avant-propos de Sogyal Rinpoché.

Dans cet ouvrage sont rassemblés plusieurs enseignements historiques de Sa Sainteté le Dalaï-Lama. Ce livre traite du Dzogchen, l’essence du cœur de l’ancienne tradition Nyingma du bouddhisme tibétain. A Paris, à Londres, à Helsinki et à San José en Californie, Sa Sainteté explore de façon passionnante les enseignements du Dzogchen, déployant ardeur, sagesse et compassion.

Rendant hommage au caractère exceptionnel du Dzogchen, Sa Sainteté le situe dans le cadre plus vaste de l’ensemble du bouddhisme tibétain. Il explique l’essence de la pratique du Dzogchen, en soulignant les points de rapprochement et de divergence avec les traditions du Yogatantra Supérieur et aborde des questions telles que : Pourquoi le Dzogchen est-il appelé le "pinacle de tous les véhicules" ? Comment reconnaître ses caractérisitques spécifiques ? Quels sont les principes essentiels des autres voies du bouddhisme que doit connaître un pratiquant du Dzogchen ? Il cite les grands maîtres du passé : Longchenpa et son Trésor du dharmadhatu, Patrül Rimpoché et Frapper au cœur de l’essence en trois mots, et son maître Dzogchen favori, Dodrouptchen Jikmé Tenpé Nyima. Un livre d’un richesse rare qui offre un témoignage remarquable du savoir, de la vision profonde et des multiples talents de Sa Sainteté.

TENDZIN GYATSO, le quatorzième Dalaï-Lama, est le chef du peuple tibétain et de la tradition bouddhiste du Tibet. Né en 1935 en Amdo, il s’éxila en Inde en 1959. Le Dalaï-Lama est un maître et un érudit bouddhiste remarquable, versé dans les enseignements de toutes les écoles du bouddhisme tibétain. Il est aussi devenu un chef spirituel à l’échelle mondiale. Son engagement pour la non-violence a été honoré par le Prix Nobel de la Paix, et son message de responsabilité universelle et individuelle lui vaut une réputation mondiale et l’admiration de tous.

"Par sa connaissance, son érudition et son expérience, Sa Sainteté donne à son explication du Dzogchen, une perspective et une ampleur exceptionnelles... Recevoir de tels enseignements de Sa Sainteté, c’est selon moi, quelque chose de tout à fait extraordinaire."

Sogyal Rinpoché, extrait de l’avant-propos

DZOGCHEN

L’essence du cœur de la Grande Perfection

Enseignements sur le Dzogchen donnés en Occident par

Sa Sainteté le Dalaï-Lama

Avant-propos de Sogyal Rinpoché

Traduits par Guéshé Thupten Jinpa

et

Richard Barron (Chökyi Nyima)

Rédaction : Patrick Gaffney

Traduit de l’anglais par Micheline Nataf

Publié par The Tertön Sogyal Trust

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- L’avenir du bouddhisme (4 essais de Sogyal Rinpoché)

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Plus d’information sur Sogyal Rinpoché et l’association Rigpa sur le site internet à l’adresse

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1982






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