BuddhaLine Recherche Plan du site Partenaires Forum Annuaire Newsletter CD - Le chant des Dakinis

Espace Menla Ling
L’art du Ku Nye -
Vivre ensemble à Menla Ling -
Espace Menla Ling -
La mantra thérapie selon le Dr Nida Chenagtsang -
Autres textes
L’homme qui sculpte des mantras dans la pierre - J.P. Delamarche
Shobogenzo Zuimonki - La Voie est foncièrement parfaite - Maître Dogen
Pouvoirs supra normaux et préscience - Lama Thubten Yeshe
De l’ american way of life pour tous à la recherche en commun d’alternatives - Jacques Bastin
Qu’entendez-vous par "Ecouter - Comprendre" ? - Bertrand Schwartz
Respire, tu es vivant ... - Thich Nhat Hanh
Compassion et pardon - Jack Kornfield

Bookmark and Share
- imprimer

> Bouddhisme > Intégration > Art de vivre


L’art sacré du Sa Che

Le Dr. Nida Chenagtsang animera pendant trois jours un séminaire de géomancie tibétaine ou Sa Che
à Menla Ling, à proximité de Paris,
du 4 au 6 novembre 2010.

Le Dr.Nida Chenagtsang a étudié le Sa Che, avec le maître nyingmapa Jamyiang Nyima. A l’époque, ces enseignements étaient dispensés uniquement à certains moines mais Jamyiang Nyima pensait que cette tradition n’était pas assez reconnue et risquait d’être définitivement perdue. Il a donc encouragé le Dr.Nida à dispenser cet enseignement plus largement, pour le bénéfice de tous les êtres. Sofia Stril-Rever, qui anime un programme de retraites et d’approfondissement des enseignements du Dr. Nida à Menla Ling, l’a interviewé.

Sofia Stril-Rever : En Occident, nous connaissons l’art chinois du Feng Shui présenté comme la principale tradition de géomancie orientale. Y-a-t-il un lien entre le Sa Che tibétain et le Feng Shui ?

Dr Nida : Certains considèrent que Sa Che et Feng Shui sont similaires mais, pour les avoir étudiés, je les tiens pour très différents. Le Sa Che trouve ses origines dans la tradition chamanique Bon du Tibet et quelques textes Bon sur le sujet nous ont été transmis. Une tradition tantrique du Sa Che s’est également développée, avec les écrits de Yeshe Tsogyal, Namkhai Nyingpo ou encore Machig Labdron. Il existe environ une quinzaine d’ouvrages. L’étude du Sa Che prend donc ses racines dans l’école Bon du Tibet et elle est ensuite associée à l’enseignement tantrique, dénotant une profonde influence de la tradition bouddhiste. Alors que, différence notable, le Feng Shui est relié au Taoisme.

De par leur origine, Sa Che et Feng Shui représentent donc deux traditions séparées. Sa Che signifie littéralement : la connaissance Che de la terre Sa. L’appellation complète du Sa Che est : Sa chu me lung shing gi chepa, ce qui signifie « l’Analyse de la terre, de l’eau, du feu, du vent et du bois qui représentent les 5 éléments ». Le Feng Shui signifie littéralement "Vent et Eau", soit deux énergies dynamiques. Alors que le Sa Che donne la priorité à l’élément Terre, un élément statique.

L’une des principales différences entre les deux traditions tient à l’analyse de l’équilibre des énergies dans un lieu ou une maison. Quand le maître de Sa Che, le Sa Che Khan, visite une demeure, il commence par une étude approfondie de l’environnement, appelée tag. Puis il procède à deux rituels. Avec le premier, ihang, il demande la permission d’intervenir aux esprits de la terre, et par le second, jang, il purifie toutes les énergies négatives. C’est une spécificité du Sa Che. Il existe également une utilisation d’objets symboliques pour bloquer les énergies négatives ou accroître les énergies positives, propre au Sa Che.


Sofia Stril-Rever : Quel type d’objet par exemple sont utilisés pour bloquer les énergies négatives ?

Dr Nida : Il s’agit d’objets rituels astrologiques et tantriques comme le dessin du mantra de Kalachakra, namchu wangden, la tortue universelle sripa ho, certains symboles, des plantes, des fleurs, des pierres, des mantras particuliers, une plume de paon, un cristal, des coquilles, etc. qui arrêtent les énergies négatives en général. S’il existe un type d’énergie « triangulaire » dans la maison, de nature très forte et pénétrante, on peut la bloquer en disposant des plantes.

Nous utilisons une grande quantité de pierres spécialement pour travailler avec des énergies négatives provenant de directions externes. Nous prenons une pierre dans la direction de l’énergie négative, nous la couvrons de dessins et de mantras, puis nous la replaçons dans la même direction pour bloquer l’énergie négative. Cependant le travail du Sa Che Khan ne consiste pas seulement à bloquer les énergies négatives. Il se doit d’augmenter aussi les énergies positives. Son travail rejoint celui du médecin.

Sofia Stril-Rever : Quelle est la relation entre la Médecine Tibétaine et la géomancie tibétaine ?

Dr Nida : En médecine tibétaine, le Sa Che est présent dans le chapitre du Tantra de médecine, le Gyu Shi qui traite de l’anatomie subtile Vajrayana, lorsqu’on explique comment les points des chakras sont reliés à des points énergétiques sur la planète Terre et sur les autres planètes. Il y a 32 points énergétiques sur le corps, qui sont reliés comme des portes, à des lieux sur la Terre et les autres planètes.

Il y a deux sortes de vérité en médecine tibétaine : la vérité relative et la vérité absolue.

La vérité absolue est celle qui parle du Dharma, la plus haute façon de considérer notre vie dans la tradition spirituelle, celle qui nous parle de la vacuité de toute chose, à cause de l’impermanence de toute chose. Dans la réalité absolue, la naissance est une illusion, la vie est une illusion et la mort est une illusion. Mais ici et maintenant, dans la vie ordinaire, la naissance est bien une naissance physique, la vie est bien physique aussi et la mort est bien sûr une mort physique. Il y a donc une autre réalité, la réalité relative. Elle suit la logique de notre vie courante. Cet aspect logique est relié à l’élément Terre, Sa, alors que la vérité absolue est reliée à l’analyse Che. C’est l’une des interprétations du Sa Che.

Dans les textes de Sa Che, on dit que la vérité absolue est le Dharma et que la vérité relative est la Terre.

Cela signifie que pour atteindre la réalisation spirituelle, la bouddhéité, la voie de pratique est le Dharma absolu. Et pour mener une vie juste, équilibrée et positive, tout dépend de la Terre. Dans la tradition tibétaine, c’est une idée très importante : vous êtes la terre sur laquelle vous résidez, mais également la maison dans laquelle vous habitez. Cette énergie vous affecte dans ce que vous vivez et ce que vous êtes.

Le Sa Che n’est pas très diffusé, et jusqu’à ce jour, il est resté un enseignement sacré, comme le tantrisme, avec ses lignées de transmission. En théorie le Sa Che repose sur le principe de l’interdépendance, cœur de l’enseignement du Bouddha.

Le séminaire présentera les principes fondamentaux du Sa Che en relation avec la santé et enseigne les méthodes de rééquilibrage des énergies en présence, sur le lieu de vie ou de travail, au moyen de mantras et de protections rituelles. La technique d’analyse d’un lieu sera enseignée dans les travaux pratiques du cours.

Inscriptions au cours : mttfrance@gmail.com,
www.mttfrance.net
www.iattm.net





Buddhaline

E-mail:
Partenaires: O.Vision | Yoga Vision | Karuna | Matthieu Ricard



Cabinet Freling