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Je pense aussi avec mon corps

La célèbre formule de Descartes « Je pense donc je suis » peut induire en erreur. Il est plus juste de dire : « Je ressens mon corps donc je suis » puisque le sentiment d’être provient du corps. L’esprit et le corps forment une unité organique qui interagit globalement avec l’environnement.

Par Francis Vendrell

Descartes cherchait un principe de base pour construire sa philosophie, un principe qui puisse résister aux attaques des figures les plus sceptiques de son époque. De là est née la formule « Je pense donc je suis » qui a consacré la séparation du corps et de l’esprit. Certains ont prêté à Descartes l’intention d’avoir cherché par là l’appui du clergé puisque cette déclaration implique comme corollaire immédiat le divorce de l’âme et des sens au grand dam des poètes et des bon-vivants.

Quoi qu’il en soit, celle-ci a établi en son temps une suprématie absolue de l’esprit sur le corps. Elle a aussi aidé la science à progresser par l’affirmation de la supériorité de la raison pure sur un autre type de pensée qualifiée d’irrationnelle, à tort ou à raison. Rétrospectivement, il paraît juste d’affirmer que c’est autour de la déclaration de Descartes que s’est élaborée toute la conception occidentale du monde et de l’individu.

Par conséquent, cette déclaration est encore aujourd’hui très présente dans l’esprit de chacun. Son sens a prit de nos jours une connotation plus matérialiste grâce aux découvertes de la science. Il est aujourd’hui établi que l’esprit ne peut exister que si le cerveau fonctionne correctement. À son tour, ce dernier dépend crucialement du corps pour assurer ses fonctions vitales. Il a été aussi constaté que des substances chimiques peuvent influencer la pensée. Ainsi, même si chacun de nous reconnaît volontiers qu’il existe des liens de natures diverses entre l’esprit et le corps, il est cependant plus difficile de voir comment l’esprit et le corps forment une seule unité organique plutôt que deux systèmes s’influençant mutuellement. On peut donc en rester malgré tout à une vue pseudo-dualiste, faute de voir comment se fait l’intégration mutuelle du corps et de l’esprit.

Zazen est un lieu privilégié pour l’observation du corps et de l’esprit. À travers notre pratique, nous ressentons que ces deux entités sont fortement connectées et forment une unité. Un autre moyen d’observation est celui de la neurologie. Dans ce cadre, les relations qu’entretiennent le cerveau et le corps ont été récemment éclaircies de façon significative. Le rôle des émotions dans le bon fonctionnement de la pensée a aussi été précisé. Je me propose ici de résumer une première partie des travaux du neurologue américain Antonio Damasio et de voir en quoi ils peuvent éclairer notre pratique. François Lang fait le point sur la deuxième partie de ces travaux plus loin.

Les émotions

En zazen, on s’aperçoit rapidement que les émotions jouent un rôle de ponts entre le corps et l’esprit, de même que la respiration. Pour cette raison, les émotions seront le point de départ de notre réflexion.

Qu’est-ce donc qu’une émotion ? Selon Damasio, les émotions sont constituées par des changements survenant dans l’état du corps lorsque celui-ci répond aux images mentales évoquées par un phénomène ou un événement donné. Par exemple, la colère est accompagnée d’une accélération du pouls, d’un rougissement du visage, d’une crispation de la mâchoire et par des gestes vifs. Cependant, les émotions peuvent apparaître aussi plus au moins spontanément, comme c’est le cas en zazen.

Selon Damasio, la raison de l’apparition du cerveau dans l’évolution a été d’assurer la survie du corps. Le cerveau a ensuite élaboré en son sein des processus de représentation du corps pour tenir compte de l’état de celui-ci. Le rôle des émotions dans les processus de survie est, quant à lui, de « représenter le monde extérieur par le biais des modifications que celui-ci provoque dans le corps. » Les fonctions des émotions sont donc de nous rendre sensibles à notre environnement, de nous faire tenir compte de lui et finalement de nous relier à lui.

Damasio distingue deux types d’émotions. Les émotions primaires sont innées ou préprogrammées. Lorsque des relations systématiques entre les émotions primaires et des situations ou des phénomènes sont établies apparaissent les émotions secondaires. Les émotions primaires se déclenchent de façon relativement automatique. Les émotions secondaires se déclenchent après une phase d’évaluation mentale et volontaire. Par exemple, on distingue la peur de tomber et de se blesser de la peur de perdre son poste de travail. Le plan d’actualisation des émotions primaires est le monde physique. Pour les émotions secondaires, c’est le monde social. Dans tous les cas, l’apparition d’une émotion est associée à une représentation ou image mentale qui s’exprime dans le corps. Cette image est élaborée à chaque fois de façon nouvelle et est rarement stéréotypée.

L’observation de patients ayant subi des lésions cérébrales suite à des accidents vasculaires ou à des chocs physiques a permis de faire certaines constatations concernant les émotions. Contrairement aux conceptions largement répandues, les émotions ne dépendent pas uniquement des régions les plus profondes du cerveau, c’est-à-dire des régions subcorticales. Seules les émotions primaires dépendent de circuits neuronaux appartenant au système limbique. Les émotions secondaires requièrent l’intervention des cortex préfrontaux et somatosensoriels, c’est-à-dire de régions évoluées du cerveau, qui sont aussi le siège des pensées. Cependant, les émotions secondaires sont exprimées par le même canal que les émotions primaires. Il existe d’autre part une dominance hémisphérique droite pour l’expression des émotions.

On peut ainsi se rendre compte que les bouleversements émotionnels affectent le bon déroulement des processus de pensée, non pas parce que les émotions ne peuvent plus être contenues dans les régions profondes du cerveau par une sorte de trop plein, mais plutôt parce qu’elles affectent directement les centres neuronaux de la pensée. Par exemple, dans la vie quotidienne, ou mieux en zazen, lorsque que nous ressentons puissamment une émotion, nos pensées ont de la peine à s’en détacher, et notre concentration est profondément perturbée.

Les états du corps influencent la pensée

Les différentes parties du corps renseignent de façon continue les cortex cérébraux sur leur état. Lorsque l’on vit une émotion, l’image en provenance du corps (ou « photographie du paysage corporel ») est imbriquée au sein des cortex aux images mentales qui ont justement provoqué l’émotion. Ceci permet de comprendre comment le corps influence les processus de la pensée. D’après Damasio, lorsque les signaux relatifs à l’état du corps sont de nature négative, la production des images mentales est ralentie, leur diversité est moindre, et le raisonnement est inefficace ; lorsque les signaux émanant du corps sont de nature positive, la production des images mentales est vive, leur diversité est grande, et le raisonnement peut être rapide.

Ceci permet aussi de comprendre pourquoi il est possible de se sentir gai ou déprimé sans raison apparente, c’est-à-dire sans que nos pensées en soient la cause. C’est aussi bien sûr parce que les signaux en provenance du corps sont perçus comme étant agréables ou désagréables dans ces cas-là. Dans la pratique de zazen, le corps retrouve peu à peu son état d’homéostasie, c’est-à-dire un état d’équilibre dynamique des organes et du corps dans sa globalité. Les signaux que fait alors parvenir le corps aux cortex sont harmonieux. On ressent alors un état de bien-être général, en particulier à la fin d’une séance de zazen.

Damasio a introduit la notion de « perception de l’état d’arrière-plan du corps ». Il s’agit là d’une perception d’un état de fond du corps qui se présente entre les émotions et qui n’est pas bouleversé par celles-ci. Lorsqu’une émotion est vécue, cet état d’arrière-plan du corps s’efface et l’attention est en grande partie tournée vers les signaux somatiques associés à l’émotion.

La perception de l’état d’arrière-plan peut être reliée à l’humeur, parce qu’elle plus stable qu’un état émotif, mais elle ne peut être réduite uniquement à l’humeur. D’après Damasio, il s’agit ici de « la perception de la vie elle-même, de la sensation d’être ». On peut expérimenter ceci en zazen. La conscience durant zazen, après que la pensée volontaire se soit épuisée, est uniquement un produit du corps. Si les perturbations émotionnelles sont dissipées et que le corps retrouve un état d’homéostasie complet, la conscience s’équilibre par elle-même et devient harmonieuse. La conscience est donc créée par le corps et en reflète l’état. (Voir aussi l’article de François Lang).

Le raisonnement pur

Nous avons vu jusqu’ici comment le corps peut influencer l’esprit. Avant d’étudier comment le corps peut déterminer le contenu de nos pensées, même les plus abstraites, voyons comment se construit un raisonnement.

Qu’est-ce donc tout d’abord qu’un raisonnement ? Un raisonnement amène et nécessite des prises de décision, de sorte que ces deux concepts sont en fait inséparables. Une prise de décision consiste à sélectionner ou à rejeter une réponse au sein d’une gamme de nombreuses possibilités.

Selon la conception rationaliste, les émotions et les réactions affectives ne doivent pas perturber le processus du raisonnement pour qu’il soit véritablement efficace. La démarche d’un raisonnement pur consiste à analyser tous les différents scénarios ou possibilités ainsi que leurs conséquences. Le critère de sélection est celui d’un meilleur rapport entre les coûts et les bénéfices. Ce type de raisonnement est celui d’un ordinateur programmé pour jouer aux échecs. Dans ce cas, le bénéfice de chaque mouvement possible doit être évalué avant que le coup le plus favorable ne puisse être sélectionné.

Comme en général le nombre de possibilités est énorme si l’on inclut toutes les nuances, la réflexion pure exige un temps extrêmement long. En fait, il n’est pas du tout sûr qu’elle aboutisse, premièrement parce que l’on peut se perdre en route dans le méandre des choix possibles, et deuxièmement parce que nos capacités intellectuelles et de mémoire en particulier sont limitées. Les stratégies de raisonnement employées peuvent aussi comporter des failles. Par exemple, la probabilité qu’un événement se produise ou non n’est pas toujours facile à estimer faute de données statistiques. Si le problème considéré est complexe, ce qui est généralement le cas dans la vie quotidienne, on peut donc être conduit à prendre une décision erronée ou à abandonner, faute de temps ou d’énergie pour mener à bien un raisonnement pur. Ceci montre que d’autres types de raisonnements doivent être employés si l’on souhaite prendre des décisions rapides et efficaces.

Les marqueurs somatiques

Selon Damasio, il ne semble pas judicieux d’exclure de l’explication du fonctionnement mental la capacité d’exprimer et de ressentir les émotions. Si le néo-cortex participe au ressenti des émotions comme nous l’avons vu, c’est que celles-ci doivent jouer un rôle dans les processus de prise de décisions. Le mécanisme sous-jacent est le suivant. Si l’on visualise dans notre esprit une option défavorable, on ressent une émotion déplaisante au niveau du ventre par exemple. Cette émotion secondaire est ressentie comme un signal d’alarme, qui va nous amener à rejeter cette option.

La considération dans le champ mental d’un choix possible provoque donc l’apparition d’un état somatique associé à une image particulière. Damasio a appelé ces états des « marqueurs somatiques ». Si le marqueur somatique associé à une option est négatif, celle-ci sera rejetée. S’il est positif, il est perçu comme un signe d’encouragement. Par ailleurs, les marqueurs somatiques peuvent aussi conduire à l’inhibition de certains circuits neuronaux associés aux désirs.

Les marqueurs somatiques accroissent l’efficacité d’un processus de prise de décision en accomplissant un tri préliminaire parmi tous les choix possibles. Ils fournissent des critères de sélection et créent une pression d’orientation. Lorsque le problème s’est considérablement simplifié, les processus de raisonnement pur peuvent alors entrer en action et aboutir relativement rapidement.

Dans certains cas, l’utilisation unique des marqueurs somatiques peut aboutir à des dysfonctionnements. Par exemple, certaines personnes ont peur de voyager en avion mais pas en voiture. On sait bien cependant que statistiquement l’avion est un moyen de transport bien plus sûr que la voiture. Le raisonnement est ici biaisé par l’aspect dramatique des accidents d’avion, où le nombre de survivants est en général faible par rapport aux accidents de voiture. Il convient donc de bien doser l’usage des marqueurs somatiques avec celui des raisonnements purs dans une prise de décision. En général, nous avons cependant une prédisposition naturelle à utiliser prioritairement un type de raisonnement plutôt que l’autre.

Lorsque l’on passe en revue les marqueurs somatiques au cours d’une prise de décision, on doit pouvoir s’appuyer sur deux fonctions cérébrales de base. Premièrement, on a besoin de l’attention pour considérer une image mentale donnée parmi toutes celles qui sont accessibles. Deuxièmement, nous avons besoin d’une mémoire de travail pour maintenir dans la conscience des images distinctes pendant un temps prolongé. Ces deux fonctions assurent un bon déroulement des processus de décisions.

L’apprentissage et la construction du moi

C’est durant l’enfance et l’adolescence qu’un important réservoir de marqueurs somatiques est constitué. Leur accumulation continue cependant toute la vie durant, ce qui est en soi un processus d’apprentissage continu et un enrichissement personnel. On ne peut faire l’économie de l’usage des marqueurs somatiques. Les enseignants le savent bien, lorsqu’ils utilisent les formules aussi évocatrices que possibles pour ancrer les connaissances de leurs élèves. Toute forme d’apprentissage passe obligatoirement par le corps via les marqueurs somatiques.

Le système de nos marqueurs somatiques constitue une encyclopédie personnelle de la vie, où toutes les décisions que nous avons prises dans le passé sont cataloguées. Bien entendu, il est important de pouvoir les remettre en question et de les affiner progressivement à mesure que nous nous enrichissons. Ceci est important si l’on juge que nos conventions sociales, notre éthique, notre rationalité et notre comportement se basent en grande partie sur notre système de marqueurs somatiques. C’est dans le cadre d’une culture et d’un environnement sains qu’il nous est le plus facile d’accomplir cette tâche. Et zazen peut grandement aider en cela.

Notre système de marqueurs somatiques fait donc partie intégrante de notre individualité. Puisque ce système peut se modifier et évoluer au cours du temps, notre individualité revêt un caractère d’impermanence. Il offre cependant un cadre de référence assez stable sur lequel se détachent les changements se manifestant dans notre environnement. De plus, le caractère continu et relativement lent des transformations qui affectent nos marqueurs somatiques donne sens à notre identité individuelle et à la construction de notre personnalité.

Nous n’avons pas forcément besoin d’éprouver quelque chose de particulier en provenance du corps lorsque nous conduisons un raisonnement. Cependant, l’arrêt de certains processus de perception du corps, suite à des accidents, engendre une profonde perturbation des processus mentaux. Il n’est alors dans ces cas-là plus possible de ressentir les émotions secondaires. Cela implique un arrêt immédiat des processus d’apprentissage, une très grande difficulté à prendre des décisions rapidement, d’avoir une perception globale et de prendre en compte son environnement. Il est donc impossible de fonctionner normalement dans la vie quotidienne si l’on ne peut ressentir ses émotions.

Lorsque les états présent et d’arrière-plan du corps ne sont plus ressentis, la sensation d’être est de plus amoindrie. La notion d’identité personnelle n’est alors accessible que par le biais du langage et du souvenir de la période précédent l’accident. Il ne peut plus y avoir d’actualisation de l’état du corps, de l’identité individuelle, ni du vécu.

Penser avec son corps

Selon Damasio, l’effet d’un marqueur somatique sur l’esprit est de stimuler son attention de façon à ce qu’il soit considéré pleinement. En zazen, lorsque nous ressentons profondément notre corps, je crois qu’un grand nombre de marqueurs somatiques sont activés successivement. Ils stimulent alors automatiquement notre attention et notre concentration. La concentration ne requiert donc pas l’intervention de la volonté en zazen. C’est le corps lui-même qui la produit. C’est pour cela que zazen est une pratique de la concentration.

En prenant la posture de zazen, notre attention est donc instantanément redirigée vers le corps. De cette façon, certains de nos marqueurs somatiques activés apparaissent successivement à notre conscience. Leur contenu émotionnel nous est révélé. Parallèlement, l’état d’arrière-plan du corps, s’il est dans en état d’homéostasie, procure un sentiment d’apaisement qui permet une considération équilibrée et juste des marqueurs somatiques.

Je crois qu’il se produit de cette façon-là une sorte de transformation, d’épuration et d’équilibrage de notre système de marqueurs somatiques. Ces processus sont inconscients, automatiques et naturels. Le fait qu’ils aient lieu est précieux. Cela permet de développer une base saine pour alimenter nos raisonnements futurs.

Les émotions assurent une fonction de nature fondamentalement religieuse, puisque celle-ci est de nous reliée à notre environnement. Sur cette base, on peut affirmer que la Religion n’est pas une pure invention de l’Homme, mais plutôt une nécessité de survie établissant une profonde connexion physiologique entre le corps et l’esprit. L’esprit religieux découle donc d’une nécessité de la nature et en est une simple expression.

Synthèse

La déclaration de Descartes peut donc induire en erreur. Il conviendrait de la remplacer par la formule « Je pense donc j’existe », le terme « exister » ayant un sens plus abstrait. Ou alors on peut la remplacer par la déclaration plus juste « Je ressens mon corps, donc je suis », puisque le sentiment d’être provient du corps. Descartes pensait probablement que la pensée est plus tangible que le ressenti, ce qui n’est vrai que si l’on est coupé de son corps.

En résumé, l’unité organique formée par l’esprit et le corps interagit en tant que tout avec l’environnement, et non séparément. Notre perception de la réalité et nos processus de raisonnement s’appuient sur le corps car l’esprit est fondé sur celui-ci. La raison pure ne peut pas exister par elle-même, c’est-à-dire sans un corps. Selon Damasio, « ce n’est pas seulement la séparation entre esprit et cerveau qui est un mythe : la séparation entre esprit et corps est probablement tout aussi inexacte. » Et il nous donne ce sage conseil : « Pour accroître la faculté de raisonnement, il est nécessaire d’accorder plus d’attention à la vulnérabilité du monde intérieur. ». Continuons donc à pratiquer zazen.

Source : L’erreur de Descartes : la raison des émotions par Antonio R. Damasio (Edition Odile Jacob, 1995). Titre original : Descartes’ error : emotion, reason and the human brain (Putnam Book, 1994).

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