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Discours de Lama Zopa Rimpoche le 1er mai 2001 au centre Kalachakra

Par Lama Zopa Rinpoché

Hello, merci beaucoup (en français dans le texte). Merci beaucoup de participer à cette fête divine. Alors, il y a combien de temps que le centre Kalachakra a démarré ? Quinze ans ? Quinze ans. Non, douze ans. Ça pourrait faire quinze ans parce que nous avons d’abord démarré le centre en esprit. Alors incluez ça, d’abord le centre en esprit, puis à l’extérieur. Ainsi, ça fait quinze ans depuis que je l’ai visualisé pour la première fois. En fait, il a démarré dans nos vies passées parce que nous en avons d’abord créé les causes.

Hier, dans un restaurant sri lankais, j’exposais brièvement les bienfaits d’un centre aux membres du comité du centre Kalachakra. L’essence de ce que j’essayais d’expliquer hier soir au comité est qu’il n’y a rien d’autre, aucun autre moyen d’extirper les causes de la souffrance, des illusions et du karma que les êtres sensibles portent en eux, aucun autre moyen que le Dharma du Bouddha. Aussi longtemps que nous-mêmes et les autres êtres sensibles n’extirpons pas les causes de la souffrance à l’intérieur, pas à l’extérieur, à l’intérieur des êtres - les pensées émotionnelles perturbantes, l’esprit egocentré y compris, ainsi que les empreintes négatives laissées par nos perceptions trompeuses sur notre continuum mental -, aussi longtemps que ces choses ne seront pas enlevées, cette souffrance reviendra encore et encore et encore et encore.

Donner des médicaments, un abris, de la nourriture aux êtres sensibles : nous devons aider autant que possible. Nous devons nous rendre socialement utile autant qu’il est possible, mais ces choses-là à elles seules ne résolvent pas le problème. Elles ne purifient pas des empreintes négatives, ni des graines laissées sur le continuum mental par les perceptions trompeuses. Ces choses n’extirpent pas les illusions totalement. Peut-être que, pour un temps, elles peuvent aider quelqu’un à ne pas voler, par exemple, si cette personne ne veut pas voler et qu’elle a suffisamment de choses. Ça l’empêcherait de récolter le mauvais karma engendré par le vol. Ainsi, ça pourrait l’aider sur le moment. Ces services, si nous le pouvons, nous devrions les rendre aux autres êtres sensibles. Mais ces choses-là seulement, apporter des phénomènes extérieurs seulement, n’enlèvent pas les perceptions erronées, ni le karma, empreintes négatives y compris. Ainsi, bien qu’ils gagnent quelque confort temporaire à recevoir cela, comme ils ne font rien de leur esprit, ils éprouveront de la souffrance encore et encore, sans fin.
Même certaines méditations, vipassana ou sur la respiration par exemple, si vous vivez toute votre vie en pratiquant seulement la méditation sur le souffle, cela peut vous aider à ne pas vous mettre en colère ou à ne pas nourrir trop d’attachement, mais, sans réaliser la vacuité, sans la réalisation de l’union de samata (le calme mental) et de la vue profonde, sans la fondation de l’union de ces deux réalisations, il n’y a aucun moyen d’extirper les perceptions erronées et d’arrêter la graine de leurs empreintes, aucun autre moyen que d’avoir ces réalisations fondamentales.

Même si quelqu’un a la réalisation de samata seulement, ça ne résout pas le problème. Ça n’apaise pas la souffrance du samsara à jamais. Nous avons eu cette réalisation un nombre incalculable de fois. Nous avons pris naissance dans les mondes de la forme et du sans-forme. Nous avons eu les réalisations de ces niveaux de concentration. En tibétain, on appelle cela samten. Conscience infinie, ciel infini, néant, nous avons même atteint le renoncement total à ces trois premiers stades, mais, parce que nous n’avions pas réalisé la sagesse de la perception directe, nous n’avons pas eu la renonciation au dernier royaume du samsara, nous n’avons donc pas été capables d’extirper la graine de l’illusion, alors nous reprenons naissance et mourons et reprenons naissance et continuons ainsi dans les différents royaumes du samsara.

Donc, même si quelqu’un a réalisé samata, ça ne met pas un terme à sa souffrance. Ce que je dis, c’est qu’il n’y a aucun doute que la méditation sur le souffle nous aide temporairement à nous débarrasser des émotions fortes, mais ça n’empêche pas les perceptions trompeuses. Et c’est là que le centre de Dharma devient si essentiel, en particulier quand il enseigne le Lam Rim, le cœur de tout le Dharma, 84 000 enseignements. Le Lam Rim, les trois principaux aspects du chemin - renonciation totale au samsara, vacuité et bodhichitta (esprit d’Éveil) - ça, c’est le cœur du chemin vers l’Éveil. Ensuite, il y a les tantras supérieurs, et les deux phases du tantra. Ainsi, ce sont les centres qui enseignent la totalité du chemin vers l’Éveil, qui en enseignent l’essence et la philosophie.
Nous voyons de cette façon combien il devient urgent pour nous et pour les êtres sensibles d’avoir un centre de méditation, comme ça devient crucial, une véritable urgence. Vous pouvez comprendre à quel point il est urgent d’avoir un centre de méditation. Vous ne pouvez pas attendre même une seconde de plus pour pratiquer afin de réaliser le chemin de l’Éveil. Nous ne pouvons pas attendre une seconde, ni pour nous, ni pour les autres êtres sensibles.

Le centre ne va pas seulement sauver les êtres sensibles des royaumes inférieurs et leur permettre d’obtenir une bonne renaissance. Le centre offre cette possibilité, mais ce n’est pas le bienfait principal d’un centre. Même la totale libération du samsara le centre l’offre, mais ce n’est toujours pas son principal objectif. Non plus de ne pas tomber dans les niveaux inférieurs du nirvana, ni de rester attaché à cet état de béatitude. Un centre permet cela en donnant les enseignements du Mahayana, mais ce n’est pas seulement ça. Il enseigne même comment en finir avec les souillures les plus subtiles, permettant ainsi aux êtres sensibles d’être totalement illuminés, de s’éveiller totalement, leur apportant un bonheur sans pareil, l’achèvement de toutes les qualités des réalisations, et la cessation de toutes les souillures. Voilà le but ultime d’un centre, voilà ce qu’offre un centre. Un centre offre la réalisation, depuis la dévotion au gourou jusqu’à l’Éveil, le chemin entier, et permet de mettre un terme à toutes les fausses conceptions, toutes les erreurs, depuis le gourou jusqu’aux dernières souillures les plus subtiles à purifier. C’est ce qu’offre le centre, en fournissant un professeur et un traducteur qualifiés, un groupe, une organisation, un secrétaire, un trésorier, chaque personne assure un travail différent. Tout le groupe s’y met pour offrir ce bienfait.

Hier soir, je disais au comité que ce centre du Dharma, le résultat que l’on peut en souhaiter, c’est de nous mettre au service de la société en offrant Dharma et retraites. Mais je disais aussi qu’enseigner le Dharma aux êtres sensibles, que pratiquer le Dharma, cela voulait dire abandonner les pensées et les actions non vertueuses, pratiquer la vertu, s’abstenir du mauvais karma de faire du mal aux autres, protéger les autres du karma négatif et vivre en observant les vœux laïques -s’abstenir de tuer, de mentir etc. - quel qu’en soit le nombre. Vivre en respectant l’un seulement de ces vœux, c’est déjà une préparation à la mort. Tous les jours, en enseignant le Dharma ou en pratiquant le Dharma, on se prépare à la mort. Pratiquer, c’est la meilleure façon de se préparer à la mort. Ainsi on se prépare à une mort paisible, à mourir avec des pensées vertueuses, à ne pas avoir peur, au moment de la mort, des visions terrifiantes qui apparaîtraient autrement. Cela devient la cause du bonheur dans les vies futures et d’une bonne renaissance.

Ainsi, se préparer à la mort, c’est se préparer aux vies futures, à toutes les vies futures. Enseigner la méditation, offrir un lieu adéquat, guider des méditations sur les trois principes du chemin et le Lam Rim, tout cela permet de se préparer. C’est vraiment comme un hospice qui accueille des mourants. Chaque moment nous rapproche de la mort, et tout ça est une préparation à la mort. Ainsi enseigner le Dharma est le meilleur des hospices. Le service social est contenu dans le Dharma.
Un centre permet aussi de guérir en expliquant le karma, d’où vient la souffrance et d’où vient le bonheur. En expliquant le karma et la purification. Il y a tant de puissantes pratiques de purification, faire des tsa tsa, vous savez, faire des statues de Bouddha. Quand les êtres sensibles font des pratiques de purification, ils purifient leur karma négatif passé et ils échappent à la maladie, ou bien leur maladie est abrégée et allégée, elle n’est pas lourde. Et même, s’ils purifient ce karma négatif, ils n’ont pas du tout à faire l’expérience de la maladie. Aussi, enseigner le Dharma et la méditation constitue le meilleur traitement. C’est un service social. La guérison est contenue dans le Dharma.

En enseignant le Dharma, comment accumuler des mérites, on enseigne comment apporter la prospérité dans sa vie, la richesse dans cette vie et dans les suivantes. L’économie est comprise dans le Dharma. Comment améliorer l’économie est dans le Dharma. Ainsi toutes les réponses, tout est dans le Dharma. Quand nous enseignons la méditation, quand nous amenons les êtres sensibles à méditer sur la voie, quand ils pratiquent, alors tous leurs souhaits, tous les bonheurs se réalisent.
J’ai dit aussi qu’un centre joue un rôle très important pour la paix mondiale. Parce que la paix mondiale dépend de la compassion, de combien de compassion les gens font preuve. Sa Sainteté le Dalai Lama a dit de nombreuses fois qu’avec la menace de tant d’armes, de tant de bombes, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de guerre ou de querelle qu’il y a la paix. Quand on entretient une armée puissante, la simple absence de combat ne signifie pas la paix. La paix véritable vient en enseignant la compassion aux êtres sensibles, donc ils ont besoin d’un lieu adéquat, d’un professeur et d’une organisation pour leur enseigner à développer compassion et bonté. Mais où ? L’Université n’offre pas cela. Les écoles n’offrent pas cela. Seuls les centres offrent cela. Ce sont les seuls à offrir au public la façon de développer compassion et bonté. C’est pourquoi un centre du Dharma joue un rôle des plus importants pour la paix mondiale. C’est un besoin capital pour la paix individuelle et pour la paix et le bonheur de la famille. Le centre du Dharma joue un rôle très important pour la paix et le bonheur d’un pays. Il joue un rôle très important pour la paix et le bonheur de ce monde, et il joue un rôle très important pour la paix et le bonheur de tous les êtres sensibles.

Ainsi un centre du Dharma est un besoin crucial. Si une personne vient dans un centre de méditation et cesse de faire du mal aux autres, et cesse de tuer même les petits insectes, d’innombrables autres personnes reçoivent alors de l’aide de cette unique personne, reçoivent paix et bonheur de cette unique personne. Et ce n’est qu’une personne. Quel bénéfice les êtres sensibles reçoivent d’une personne qui fréquente un centre ? Ici il y a tant de gens aujourd’hui, d’ici à là-bas, tant viennent apprendre la méditation au centre. Parmi ces gens, certains pratiquent peu, d’autres pratiquent plus. Mais, quand je parle d’aider les autres autant que possible, je veux dire que quoi qu’ils pratiquent, mantras ou prières, qu’ils en récitent beaucoup ou pas beaucoup, au moins ils essaient d’éviter de faire du mal aux autres. Ainsi, chacune de ces personnes, et le reste du monde, et la totalité des êtres sensibles reçoivent tant de paix et de bonheur de chaque personne qui vient au centre. Ainsi, toute cette paix et tout ce bonheur reçus de chacune des personnes qui viennent au centre par un nombre incalculable d’êtres sensibles proviennent des organisateurs et des bienfaiteurs du centre, de ceux qui dépensent de l’argent pour subvenir aux besoins du centre, des organisateurs qui dispensent temps et efforts, et des professeurs de Dharma qui donnent des enseignements, et des traducteurs.
Un centre apporte la paix dans le monde en enseignant la compassion, et apporte aussi tous les autres bénéfices que j’ai déjà mentionnés. Un centre ne sauve pas seulement les êtres des royaumes inférieurs, il les amène aussi jusqu’à l’Éveil. Tous ces bienfaits, que de si nombreux êtres sensibles reçoivent en fréquentant un centre, viennent de l’organisation, du professeur de Dharma, du traducteur, du directeur, du secrétaire. Chaque personne fait un travail différent, rendant possible le fonctionnement du centre. C’est pourquoi je voudrais beaucoup remercier Mogchok Rimpoche, qui est un très grand Lama. C’est une grande fortune pour les gens en France d’avoir un professeur résident. Il était à Nalanda, maintenant il est à Marseille. Je voudrais remercier aussi tous les traducteurs, et puis la directrice de Kalachakra, et Kunsang, qui a été extrêmement généreux et a fait des sacrifices pour donner au centre les moyens d’agir pour le bien des êtres sensibles. Et tous ceux du comité qui rendent service au centre, eux aussi je voudrais les remercier beaucoup. J’aimerais aussi remercier tous les ex-directeurs : Chris, Lise ... mon esprit est très lent, il met des éons à se souvenir ... François, tous les directeurs passés, et les bienfaiteurs : Bertrand et les parents de Bertrand qui ont financé le centre précédent. Bertrand et ses parents ont été extrêmement généreux, aussi je veux les remercier beaucoup. Je veux également remercier la directrice et l’équipe de Marseille, Danielle, merci beaucoup, et à tous ceux qui aident ici. C’est tout ce que je veux dire. Assez de bla-bla.

Fondation pour la Préservation de la Tradition Mahayana (FPMT)
Institut Vajra Yogini - http://www.institutvajrayogini.fr/
Kalachakra Centre - http://www.centre-kalachakra.com
Nalanda Monastery - http://www.nalanda-monastery.eu
Thakpa Kachoe Retreat Land - http://www.thakpakachoe.com


http://www.fpmt.org





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