BuddhaLine Recherche Plan du site Partenaires Forum Annuaire Newsletter Phakyab Rinpoche

Poème
Appelez-moi par mes vrais noms - Thich Nhat Hanh
Conte : Les oiseaux sages et les oiseaux inconscients - Centre Bouddhique International
Notre véritable héritage - Thich Nhat Hanh
De la pure tranquillité - Maître Wanshi Shokaku
L’arbre qui se comportait comme un chasseur -
Je ne cesse de naître - Thich Nhat Hanh
Le Moine Joyeux : détaché des richesses et du pouvoir, le bonheur s’accroît - Fondation bouddhiste Vihara Lemanique
Même rubrique

La Relation de Maître à Disciple - Thich Tri Sieu
Le véritable visage de Bouddha - Michel Henri Dufour
Compassion et pardon - Jack Kornfield
Les Tülkous, ou Lamas réincarnés : continuité sans identité - Michel Henri Dufour
Following the Path -
Conte : L’arbre qui se comportait comme un chasseur - Centre Bouddhique International
Le Bouddha et les animaux - Dr Gabriel "Jîvasattha" Bittar
Autres textes
Samatha et Vipassana - Lama Seunam Ouangmo
Fukanzazengi - La Voie est foncièrement parfaite. Elle emplit tout - Maître Dogen
La compassion et la vie - Nguyen Son Hung
L’asie des steppes d’Alexandre le Grand à Gengis Khan - Sofia Stril-Rever
Tara, l’Eveil au féminin -
Pluralité - Hubert Hausemer
La redécouverte de Dogen - Pierre Crépon
Khoa Nguyen

Forum par Khoa Nguyen , Eric
La porte de la montagne par Khoa Nguyen
La porte de la montagne par Khoa Nguyen
Le Yi King : 64 hexagrammes pour exposer la totalité des affaires humaines par Khoa Nguyen
Participer à BuddhaLine par Khoa Nguyen , Webmaster
Poèmes Zen par Khoa Nguyen
Principes opératoirs éternels par Khoa Nguyen

Bookmark and Share
- imprimer

> Bouddhisme > Essais


Conte Zen : Le fiancé de la princesse

Un conte illustrant l’esprit de la voie dans le Zen

Par Khoa Nguyen

D’après le recueil « En ramassant des feuilles de l’arbre Bodhi » du moine Thich Thanh Tu

Il était une fois un petit royaume où régnait un vieux roi respecté de ses sujets. Il n’avait pas de prince héritier et voulait chercher un fiancé pour sa fille de dix ans.

Il fit sélectionner un certain nombre d’adolescents, plus doués les uns que les autres, les réunit dans son palais et remit à chacun d’eux un sachet de graines.

L’année suivante, au jour fixé, tous les garçons apportèrent au palais les fleurs qu’ils avaient consciencieusement cultivées.

Dans la grande salle du trône parfumée de verdure, les plantes étaient magnifiques et les fleurs superbes.

Le roi et la reine passèrent lentement en revue les rangées de pots, la mine grave et soucieuse.

Soudain ils s’arrêtèrent devant un adolescent triste et timoré, qui avait les larmes aux yeux.

— Vos Majestés, dit-il, je ne comprends pas ce qui est arrivé. J’ai demandé autour de moi de la meilleure terre et des meilleurs engrais, j’ai suivi tous les bons conseils, j’ai pris le plus grand soin de vos graines, hélas rien n’a poussé. Je suis honteux d’avoir échoué, je suis venu seulement pour ne pas jeter le déshonneur sur ma famille et sur mon village.

Le roi lui annonça gentiment :

— C’est toi le fiancé de la princesse.

Des murmures de surprise, de déception voire même de désapprobation, parcoururent la foule, mais personne n’osa contester la sentence royale.

Depuis ce jour le petit garçon vécut au palais où il reçut l’éducation d’un prince héritier.

Puis il monta sur le trône et régna longtemps.

Au soir de leur vie, la princesse qui était devenue reine lui dévoila enfin le choix de ses parents :

— Avant de mettre les graines en sachets, ma mère les avait cuites à la vapeur. Pour réussir les autres garçons avaient réparé ce qu’ils croyaient être un coup du sort ou une erreur humaine. Ils étaient certainement malins et débrouillards, ils avaient même le sens de l’initiative, ou on les avait trop bien aidés. Mais ils n’avaient pas deviné le problème de mon père : par cette épreuve il voulait trouver un fils honnête, en qui il pourrait mettre toute sa confiance, ni plus ni moins. Ensuite il aurait tout le loisir de le former, pour en faire un prince puis un roi.

Le vieux roi soupira :

— Nos parents étaient bien étranges, j’ai été choisi parce que j’ai bien répondu à la question, alors que je n’avais nulle conscience de l’existence de cette question. C’était donc un coup de dé !

La reine le rassura doucement :

— Ne te tracasse pas vainement, à leurs yeux tu étais le plus digne de tous et jamais ils n’ont eu de doute à ton sujet.

Le zen c’est cela, mystérieux et ordinaire.

De tous temps, il existe sûrement une prime à la vérité et à la sincérité.

Avril 2001



BuddhaLine


http://www.buddhaline.net





Buddhaline

E-mail:
Partenaires: O.Vision | Yoga Vision | Karuna | Matthieu Ricard



Cabinet Freling