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> Bouddhisme > Enseignements


Affaiblir les perturbations

Par Khènsour Jampa Tègchok Rinpoché

Kadam : Quelle a été la chose la plus difficile dans votre vie ?

Khènsour Rinpoché : Jusqu’à présent, la chose la plus difficile a été d’essayer de réduire les perturbations lorsqu’elles surgissent. Lorsque le chérissement de soi apparaît, la chose la plus difficile est de lui faire face et de l’empêcher de survenir à nouveau. Il est vrai que j’ai rencontré d’autres problèmes dans ma vie, mais je ne pourrais pas affirmer qu’ils aient été les plus difficiles. Pour ceux d’entre nous qui essayent de pratiquer le Dharma, c’est la chose la plus difficile à laquelle nous sommes confrontés : celle d’essayer d’arrêter les perturbations lorsqu’elles apparaissent.

Kadam : Quelle a été la plus facile ?

Khènsour Rinpoché : ... Manger, boire, dormir...ont été les choses les plus faciles jusqu’à présent. Le sommeil est quelque chose qui vient très facilement... [rires...]

Kadam : Pourriez-vous donner un conseil essentiel à un pratiquant, puis à un athée pour le moment de sa mort ?

Khènsour Rinpoché : Même pour les personnes qui n’ont pas de réalisations tantriques, il y a beaucoup de choses à faire, suivant leur niveau. Par exemple, se souvenir de son maître racine, se rappeler le Bouddha... C’est très positif. Il est excellent d’avoir, à l’instant de sa mort, un esprit paisible, sans agitation.

Si par exemple, vous êtes un pratiquant de Vajra Yogini, si vous ne pouviez pas vous souvenir de votre pratique tout seul, alors il serait très utile que quelqu’un soit à vos côtés et vous rappelle votre pratique. C’est le mieux.

Pour les gens qui n’acceptent aucune religion, c’est un peu plus difficile. Mais il faudrait qu’elles décèdent dans des circonstances paisibles, avec un esprit calme et si elles le peuvent, elles devraient méditer sur l’amour et la compassion. Le point important ici est qu’au moment de la mort, il faut absolument éviter que les gens autour du mourant créent des problèmes, se disputent, le mettent en colère ou lui fassent générer des perturbations mentales [telles que la colère, l’orgueil...].

Kadam : Est-ce une illusion de penser de son vivant que l’on pourra lâcher prise au moment de la mort ?

Khènsour Rinpoché  : A ce moment précis, on n’a pas de pensées du style : « Je ne veux pas mourir, je ne veux pas lâcher... » Pendant le processus de la mort, de très nombreuses hallucinations se produisent, et à ce moment-là, la seule chose à laquelle on doit penser est son maître spirituel ou les trois objets de refuge... On ne peut pas penser : « Oh, je ne veux pas mourir... », il y a trop de choses qui surgissent.
La réponse immédiate serait : bien-sûr, vous allez lâcher prise, tout le monde va lâcher prise, parce qu’on n’a pas le temps de tergiverser.

Kadam : Pourriez-vous résumer l’essence de la méditation assise, en particulier, puis de la méditation en général.

Khènsour Rinpoché : L’essence de la méditation est une façon de penser. La position n’est pas le fondement de la méditation. Pourtant il existe une relation entre la posture et la méditation : si votre corps est droit, vos canaux le sont également, les airs circulent correctement et donc l’esprit est posé. Mais il est juste de dire aussi, que si l’on ne se sent pas bien dans cette posture, alors elle n’est pas nécessaire. La posture doit être une aide. Ce n’est pas que la posture soit inutile, elle apporte les bienfaits cités précédemment, mais elle n’est pas fondamentale.

Pour l’essence de la méditation en général, il y a la méditation sur l’amour, sur la compassion... Ce sont les pratiques communes. Puis quand l’expérience vient on passe aux pratiques du stade de génération, puis du stade d’accomplissement.

Kadam : Comment savoir que l’on progresse dans sa méditation sur la vacuité ?

Khènsour Rinpoché  : Si vos perturbations s’atténuent, et que votre esprit devient de plus en plus paisible, alors vous savez que votre méditation sur la vacuité progresse. En fait, on sait que notre méditation en général est en bonne voie, c’est-à-dire qu’elle est efficace si les perturbations vont en diminuant et que l’esprit va de mieux en mieux.

Fondation pour la Préservation de la Tradition Mahayana (FPMT)
Centre Kalachakra - Centre de bouddhisme tibétain
5, passage Delessert - 75010 Paris
Tél/Fax : 01 40 05 02 22


http://perso.wanadoo.fr/institut.vajra.yogini/





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