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LES BRÈVES
Accompagner la souffrance : approches du moine et du médecin

lundi 9 mai 2005


Rencontre avec Matthieu Ricard et le Dr Daniel Chevassut

le 31 mai 2005 de 19h30 à 22h00
salle ASIEM – 7 rue Albert de Lapparent 75015 Paris
métro Ségur

réservations et inscriptions
Centre Kalachakra
5 passage Delessert – 75010 Paris
téléphone 01 40 05 02 22

En se fondant sur leurs expériences respectives de moine et de médecin, Matthieu Ricard et le Dr Daniel Chevassut font ressortir le potentiel thérapeutique de l’éthique en général et plus particulièrement de la spiritualité bouddhiste pour le bien-être de chaque personne humaine.

Le soin spirituel

Comme le fait remarquer le Dr Chevassut, les personnes qui viennent à l’hôpital ont toutes en commun le fait de souffrir, soit par la maladie, soit par accident, soit par la fin de vie. Or la souffrance et la mort conduisent bien souvent l’être humain à s’interroger sur des questions de nature spirituelle. Il est important d’éviter la confusion entre le religieux et le spirituel. Le spirituel est inné, inscrit au cœur même de l’être humain. Une personne athée possède cette dimension spirituelle qui apporte une réponse possible à une souffrance spirituelle. Dans le cadre de l’hôpital, l’approche spirituelle est un soin, pas une école de pensée à laquelle il faudrait adhérer. Il est important de ne pas écarter le spirituel au nom d’une prétendue incompatibilité avec la laïcité républicaine des hôpitaux de l’assistance publique.
La dimension spirituelle dans la pratique médicale a fait l’objet d’une étude approfondie par le Dr Claude Rougeron, professeur de médecine et d’éthique médicale. Auteur de plusieurs publications sur le sujet, il définit le soin spirituel de manière non-confessionnelle, sans le rattacher à une religion particulière. Cela donne à son approche thérapeutique une profondeur et une humanité qui permettent à chacun d’y trouver sa place avec son parcours, ses attentes existentielles et son espérance : « La dimension spirituelle existe dans le soin, écrit le professeur Rougeron. C’est pour moi une conviction forte. Plus : j’estime que cette dimension est incluse dans la notion même de soin. Il s’agit de soigner l’autre, d’en prendre soin, d’avoir souci de lui. C’est une forme de sollicitude. Dans l’acte de soigner, chacun sait (ou devrait savoir) qu’il a engagé plus de lui-même qu’une compétence ou un geste, et même plus que le sens qu’il y met. Il existe une parenté du soin et de l’attention spirituelle. »

Le dialogue du moine et du médecin bouddhistes

La réalité de la souffrance est la base de l’enseignement du Bouddha et cette tradition peut utilement contribuer à notre compréhension et notre pratique de l’accompagnement des personnes en souffrance. C’est pourquoi nous avons proposé d’initier ce dialogue entre Matthieu Ricard et le Dr Daniel Chevassut, entre le moine et le médecin bouddhistes.

Matthieu Ricard fut chercheur en génétique cellulaire sous la direction de François Jacob avant de devenir moine. Aujourd’hui, sous l’inspiration du Dalai-Lama, il participe à un important programme de recherche sur l’entraînement de l’esprit et la plasticité du cerveau avec des spécialistes des sciences cognitives des Universités de Madison, Princeton et Harvard. Son livre Plaidoyer pour le bonheur part du constat qu’il nous est devenu impossible de nous raccrocher à des lois absolues depuis que nous nous sommes éloignés des commandements divins. Observant le désespoir résultant de cette perte de sens généralisée, Matthieu Ricard constate qu’une éthique déshumanisée, édifiée sur des fondements abstraits et des règles absolues, n’a guère d’utilité. Pour que l’éthique reste humaine, elle doit tenir compte de chaque situation vécue et refléter l’aspiration la plus profonde de tout être vivant qui est de connaître le bien-être et d’éviter la souffrance. Ce désir ne dépend d’aucune philosophie et d’aucune culture : il est le dénominateur commun de tous les êtres sensibles. Nous sommes loin de maîtriser l’évolution des événements extérieurs, mais, quelles que soient les circonstances, nous pouvons toujours adopter une motivation altruiste. Une éthique humaine doit être fondée sur une qualité d’être plus que sur des règles de comportement.

Comment vivre la souffrance ? Un changement, même minime, dans la manière de gérer nos pensées, de percevoir et d’interpréter le monde peut considérablement transformer notre expérience de la maladie et notre approche de la mort. Dans la spiritualité bouddhiste, Matthieu Ricard trouve la réponse à ces questions : « Comment faire face à la mort sans tourner le dos à la vie ? » Ou encore : « Comment penser à la mort sans être désespéré ou effrayé ? »
Le Dr Chevassut, diplômé en psycho-oncologie, a lui aussi une formation scientifique. Or il affirme avoir trouvé dans les enseignements bouddhistes le prolongement naturel de ses études médicales. Son but n’est pas de créer une psychothérapie « bouddhiste », mais plutôt de voir en quoi l’enseignement du Bouddha peut être utile dans l’art de soigner et l’aptitude à prendre soin de l’autre. Selon lui, il est urgent d’intégrer la dimension spirituelle à la médecine aujourd’hui. Ce n’est pas un défi impossible à relever. La conscience, la dimension spirituelle font partie intégrante de l’être humain, et il semble logique, sensé et, même éthique et déontologique, d’en tenir compte dans la démarche médicale. Dans le contexte actuel, la prise en compte de cette dimension pourrait avoir un effet bénéfique. C’est même un problème de santé publique d’après le Dr Chevassut : « En tant que soignant, il semble important de continuer à développer notre savoir-faire tout en approfondissant notre savoir-être. Le spirituel est le fondement d’une telle démarche. Nos hôpitaux, nos cliniques peuvent devenir des pôles très importants pour le maintien d’une cohérence sociale. »

Sofia Stril-Rever

L’ACCOMPAGNEMENT SPIRITUEL
au CENTRE KALACHAKRA
5 passage Delessert 75010 Paris
tel 01 40 05 02 22

La rencontre avec Matthieu Ricard et le Dr Chevassut est organisée
au centre Kalachakra
dans le cadre du programme MAITREYA DE LA COMPASSION
inspiré des enseignements de lama Zopa Rinpoche,
et proposant :

- la ligne Maitreya d’accompagnement téléphonique
- la permanence Maitreya pour les personnes en souffrance
- l’accompagnement de malades et de personnes en fin de vie
- des pratiques du Bouddha de Médecine
- des pratiques de libération d’animaux
- des rituels pour les personnes décédées
- des rencontres thématiques inter-traditions
- des initiations et enseignements bouddhistes en rapport avec la relation d’aide et la relation de soin

Les écoutants et accompagnants Maitreya sont des pratiquants bouddhistes engagés dans une relation d’aide spirituelle. Dans le respect de l’histoire et des croyances spécifiques de chacun, les enseignements et pratiques bouddhistes sont ramenés à l’essence de leur message d’amour, de compassion et de sagesse. Elles sont ainsi rendues accessibles à des non-bouddhistes qui peuvent en bénéficier et approfondir leur propre tradition spirituelle, dans un vécu apaisé de l’épreuve de la maladie, la dépression, l’addiction ou la fin de vie.

sur le site BuddhaLine
www.buddhaline.net
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Evénement organisé en partenariat avec l’association française de Matthieu Ricard :Karuna, humanité et développement – 37, rue du Bois de Boulogne – 92200 Neuilly sur SeineTél. 06 20 47 36 90



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