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7e Assemblée de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix

Durant ces jours, nous avons éprouvé le poids d’une énorme responsabilité, celle de représenter nos traditions religieuses face à ce qui est le défi le plus important adressé à ce millénaire finissant et à celui qui va commencer : celui d’édifier un monde nouveau et jouissant de la paix.

Par DIMMID

Amman, Jordanie, 25-29 novembre 1999

A. Une spiritualité pour une vie en commun

par Chiara Lubich

Durant ces jours, nous avons éprouvé le poids d’une énorme responsabilité, celle de représenter nos traditions religieuses face à ce qui est le défi le plus important adressé à ce millénaire finissant et à celui qui va commencer : celui d’édifier un monde nouveau et jouissant de la paix.

Les différents problèmes examinés, les plans d’action en faveur de la paix, la déclaration finale de cette Assemblée, tout cela nous appelle à un engagement qui peut paraître hors de portée de nos forces et de nos moyens. C’est pourquoi il est essentiel que nous gardions à l’esprit les grands idéaux qui nous ont poussés à nous rencontrer, car ce n’est qu’en croyant en eux que nous pourrons faire face aux défis de l’avenir. Nous savons que ce qui a poussé les fondateurs de la Conférence et ce qui continue à nous rassembler, c’est l’amour de la paix. Nous sommes ici parce que, comme eux, nous sommes convaincus qu’en dépit de tout, la paix est possible et que c’est le seul chemin possible vers un futur digne des plus hautes valeurs humaines. Nous sommes ici parce que nous sommes profondément convaincus que travailler pour la paix correspond à notre vocation la plus intime, aux aspirations les plus profondes du cœur humain et, en un mot, à notre être de femmes et d’homme de religion.

Affrontées aux grands défis de la technologie, des conflits ethniques, de la pauvreté et de la violation des droits humains, « les religions doivent trouver en elles-mêmes la force spirituelle qui leur permettra d’aider l’humanité aujourd’hui et de la conduire vers la solidarité et la paix » (P.Rossano, Religioni in dialogo per le pace, Brescia, 1991, p.161).

Chacun d’entre nous, animé par sa propre foi religieuse, est certainement engagé dans cet effort audacieux. Tous nous avons fait des expériences positives et négatives .et nous les avons partagées ces jours-ci afin de proposer de nouvelles solutions aux problèmes et d’avoir de nouvelles motivations en faveur de la paix.

Permettez-moi de vous partager l’expérience personnelle qui j’ai faite, de par le monde, avec des gens de tout âge, langue, race, religion et groupe ethnique. C’est une expérience de vie commune et d’action commune qui peut nous fournir une clé pour construire une société humaine harmonieuse et pleine de paix. (…)

Le Mouvement Focolari que je représente existe depuis plus de 50 ans et nous ne cessons de nous émerveiller de la façon dont Dieu a tracé pour nous un chemin qui croise tous les autres chemins spirituels. Tout en préservant sa propre identité, ce chemin nous permet de rencontrer et de comprendre les grandes traditions religieuses de l’humanité. En d’autres termes, à mesure que nous écoutions et obéissions à l’Esprit, nous avons appris un art dont le monde a le plus grand besoin aujourd’hui : l’art d’aimer.

Eric Fromm, un grand psychologue de notre temps, écrivit un jour : « Notre civilisation cherche très rarement à apprendre l’art d’aimer ; en dépit d’une recherche désespérée d’amour, tout le reste est considéré comme plus important : succès, prestige, argent, puissance. Nous usons presque toute notre énergie à poursuivre ces objectifs et très peu à apprendre l’art d’aimer ». (L’arte di amare. Il saggiatore, Milan, 1971, p.18).

Grâce à Dieu, il n’en fut pas ainsi pour moi et pour des millions de gens que je connais. C’est pourquoi, je voudrais partager avec vous quelques points essentiels de cet art d’aimer que nous avons appris et essayé de mettre en pratique dans la vie familiale, dans la société, au sein des nations et dans les relations internationales.

C’est un art que nous devons sans cesse pratiquer et renouveler. Cela donnera plus de sens, en fait le plein sens, à tout ce que nous entreprenons.

Le premier pas, la première découverte que nous fîmes de ce nouveau style de vie remonte à la Seconde Guerre mondiale. Face à l’effondrement de nos idéaux et à la perte de toutes nos possessions matérielles, nous avons senti que nous devions nous accrocher à quelque chose qui ne passerait pas, à quelque chose qu’aucune bombe ne pourrait détruire : Dieu. Nous l’avons choisi comme le seul idéal de nos vies, croyant, envers et contre tout, à son amour de Père, à son amour pour tous les peuples de la terre.

Mais il ne suffisait pas de croire en l’amour de Dieu, de l’avoir choisi comme notre idéal !La présence du Père, sa sollicitude pleine d’amour, invite chacun à se comporter comme son véritable enfant. Cela implique d’aimer le Père en retour et de vivre, jour après jour, selon son plan d’amour ; en d’autres mots, de faire sa volonté.

Et nous savons que le premier désir d’un père pour ses enfants, pour tous ses enfants, est qu’ils se traitent les uns les autres comme des frères et sœurs, qu’ils se soucient des autres, qu’ils s’aiment les uns les autres.

Cet art d’aimer requiert que nous aimions chacun comme Dieu l’aime, sans distinction entre des gens agréables ou désagréables, sympathiques ou non, concitoyens ou étrangers, noirs ou blancs ou jaunes, européens ou américains, africains ou asiatiques, chrétiens ou juifs, musulmans ou hindous. Selon l’expression familière, nous pouvons dire que l’amour ne connaît aucune discrimination.

De plus, pour un chrétien, il faut aimer tout homme car c’est le Christ que nous aimons en chaque personne. Lui-même nous dira un jour : « …c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25.40).

Nous avons trouvé cette même foi dans l’amour de Dieu pour sa création dans beaucoup de frères et sœurs d’autres religions, à commencer par ceux qui se réclament d’Abraham. Ces religions affirment l’unité de tout le genre humain, son souci pour toute l’humanité, et le devoir de chaque être humain d’agir, comme le Créateur, avec une immense miséricorde à l’égard de tous.

Une maxime musulmane affirme : « Dieu pardonne cent fois, mais il réserve sa plus grande miséricorde à ceux qui ont épargné la plus petite de ses créatures » (G.M.Guzzetti, Islam in preghiera, Rome, 1991, p.136).

Et que dire de la compassion sans limite pour tout être vivant enseignée par le Bouddha quand il dit à ses disciples : « Oh ! moines, vous devriez travailler pour le bien-être de beaucoup, pour leur bonheur, mus par la compassion pour le monde, pour le bien-être… de l’humanité ! ».

Tel est donc le premier point de l’art d’aimer : aimer chacun, sans exception. Nous y sommes appelés par nos convictions religieuses, par l’amour que Dieu lui-même a mis dans nos cœurs.

Mais cet amour possède une autre caractéristique connue de beaucoup car elle se trouve affirmée dans tous les livres sacrés. Si ce seul point était mis en pratique, cela suffirait pour faire du monde entier une seule famille : aimer chaque personne comme soi-même, faire aux autres ce que l’on voudrait qu’ils nous fassent, et ne pas leur faire ce que nous ne voudrions pas qu’ils nous fassent. C’est ce qu’on appelle la Règle d’or, que Gandhi a bien exprimée en disant : « Vous et moi nous sommes une et même chose. Je ne puis vous faire mal sans me faire mal à moi-même » (cité par Wilhelm Mühs, Parole del cuore, Milan, 1996, p.82). (…)

Un autre pas dans l’art d’aimer est peut-être le plus exigeant de tous. Il met à l’épreuve la sincérité et la pureté de l’amour, et donc la capacité d’engendrer la paix. C’est de faire le premier pas dans l’amour, c’est-à-dire, de ne pas attendre que l’autre fasse le premier pas, d’être le premier, de prendre l’initiative.

Cette façon d’aimer nous expose à tous les risques. Pourtant, si nous voulons aimer comme Dieu aime et développer la capacité d’aimer qu’il a mise dans nos cœurs, nous devons agir comme il a agi. Il n’a pas attendu que nous l’aimions, mais plutôt il nous a montré sans cesse et de mille façons qu’il nous aime le premier, peu importe notre réponse.

Nous avons été créés pour être un cadeau les uns pour les autres. Cela se réalise quand nous nous efforçons d’aimer nos frères et sœurs avec un amour disposé à faire le premier pas sans attendre d’être aimé en retour. C’est ce que tous les grands fondateurs de religion nous enseignent par leur vie. Bouddha par exemple « n’a pas seulement enseigné la non-violence et la paix . Il s’est dressé sur le champ de bataille et s’est entreposé personnellement pour éviter la guerre entre peuples et religions » (W.Rahula, L’insegnemento di Buddha, Rome, 1996, p.102). Jésus a illustré cela quand il a dit : « pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15.13) et il a effectivement donné sa vie.

De plus, lorsque deux ou plus de personnes sont disposées à faire le premier pas vers l’autre, l’amour devient mutuel, et cela constitue le fondement le plus solide pour la paix et l’unité dans le monde. Cela peut donner vie à la famille humaine universelle qui surpasse la notion limitée d’une communauté internationale, une famille humaine universelle dans laquelle des relations entre individus, groupes et nations détruisent toutes les divisions et les barrières qui peuvent exister.

Il est clair qu’aujourd’hui quiconque veut ébranler les montagnes de haine et de violence qui existent est confronté à une tâche énorme, écrasante. Mais, et c’est important, ce qui excède les forces de millions d’individus séparés, isolés, commence à paraître possible lorsque les gens ont fait de l’amour réciproque, de la compréhension mutuelle, de l’unité, le moteur de leur vie.

Il y a une raison, une clé, un nom à tout cela. Lorsque nous, qui appartenons à des religions différentes, nous entrons en dialogue, c’est-à-dire lorsque nous sommes ouverts et que notre dialogue est fondé sur la bonté, l’estime et le respect réciproques, nous nous ouvrons aussi à Dieu. Comme l’a dit Jean-Paul II, « nous laissons Dieu être présent au milieu de nous » (Discours à Madras, Inde, 5 févr.1986).

Tel est le résultat de notre amour mutuel, telle est la force qui assure le succès de nos efforts de paix. L’Evangile promet aux chrétiens que si deux ou trois sont unis par un amour sincère, le Christ lui-même, lui qui est Paix, est présent au milieu d’eux et donc en chacun d’eux. Quelle garantie plus grande que la présence de Dieu, quelle meilleure occasion pourrait-il y avoir pour ceux qui désirent être instruments de fraternité et de paix ?

L’amour mutuel et l’unité procurent une grande joie à ceux qui les pratiquent. Toutefois cela requiert aussi un engagement, un entraînement et un sacrifice quotidiens. Et c’est ici qu’un mot particulier du langage chrétien paraît frappant, lumineux. C’est un mot que le monde ne désire pas .entendre, un mot qu’il considère comme fou, absurde, futile. C’est le mot « croix ». Rien de bon, rien d’utile, rien de fructueux pour le monde ne peut se réaliser sans rencontre et acceptation de peines et de souffrances, en un mot, sans la croix.

Consacrer sa vie à la cause de la paix est un engagement qui ne peut être pris à la légère. Il y faut du courage, il faut savoir comment souffrir.

Et de fait, n’est-ce pas le souvenir des souffrances de la Seconde Guerre mondiale qui a fait naître les Nations Unies ? N’est-ce pas le souvenir des souffrances absurdes que les peuples se sont infligées mutuellement et le désir de guérir tous les conflits au nom de la religion, qui a donné vie à la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix ?

Mais revenons à l ‘art d’aimer’. Je voudrais aborder un dernier point qui nous apprend comment pratiquer un amour mutuel authentique. Il se dit en trois petits mots : « se faire ‘un’ ». Se faire ‘un’ avec les autres, cela veut dire faire siens les soucis, les pensées, les souffrances, les joies des autres. « Se faire ‘un’ » s’applique avant tout au dialogue interreligieux. On a écrit que « pour connaître la religion de l’autre , il faut marcher avec ses chaussures, voir le monde comme il ou elle le voit, comprendre ce que cela signifie pour l’autre d’être bouddhiste, musulman, hindou, etc. » (F.Whaling, Christian Theology and World Religions. A Global Approach. London, 1966, p.130-131)

.

« Vivre ce que vit l’autre », de plus, englobe tous les aspects de la vie et est l’expression la plus grande de l’amour, car, en vivant de la sorte, nous mourons à nous-mêmes, à notre ego et à tous nos attachements, nous pouvons atteindre le ‘néant du soi’ auquel aspirent de grandes spiritualités et nous pouvons nous vider de nous-mêmes par amour en accueillant l’autre, nous pouvons offrir un espace à l’autre qui trouvera toujours place en notre cœur, nous pourrons être en relation avec les autres en étant toujours disposés à apprendre d’eux, convaincus que nous avons vraiment quelque chose à apprendre.

De toute évidence, ceci n’est pas seulement gentillesse et compréhension, ce n’est pas seulement une méthode pour développer les relations interpersonnelle ou une stratégie pour atteindre un consensus ou réaliser son projet. L’amour n’a qu’un objectif : se donner complètement et sans rien garder.

Ce n’est pas une utopie car depuis plus d’un demi siècle des millions de gens s’efforcent de vivre de cette manière. On peut considérer cela comme un exemple de ce « vivre en commun » au nom de la religion qui est le thème même de cette Assemblée…. » (traduction IBI).

B. Extraits de la proposition de Déclaration

L’Assemblée appelle les communautés religieuses du monde à s’unir afin de permettre une vie commune au cours du nouveau millénaire, à construire une culture globale de la paix. Alors que le millénaire représente une manière symbolique de marquer le temps partout dans le monde, il peut devenir un moment charnière, un moment de renouvellement, de réengagement. Par l’élaboration d’une culture de la paix, on peut affirmer et célébrer la diversité des cultures et des traditions, tout autant qu’on reconnaît, partage et célèbre des points communs. Tout en reconnaissant qu’il n’en a pas toujours été ainsi, les communautés religieuses ont une nouvelle occasion de présenter à un monde pluraliste, des modèles de paix et de réconciliation en accord avec leurs textes sacrés et leurs autorités. Dans pareil monde, la responsabilité des communautés religieuses ne se limite pas à développer le dialogue indispensable entre les civilisations ; elle requiert aussi des engagements en vue d’une action commune.

(Nous ne reprenons ci-dessous que les grandes composantes de cette action)

Une humanité commune

La CMRP affirme l’existence d’une humanité commune dans laquelle hommes et femmes sont reconnus tout d’abord comme des êtres humains dotés de dignité et d’intégrité, de droits et de responsabilités, que ceux-ci soient conçus comme inaliénables, donnés par Dieu, un reflet d’une étincelle divine, d’un caractère sacré naturel, ou comme ne faisant qu’un avec l’univers. Nous basant sur l’affirmation de notre humanité commune, nous sommes alors capables d’affirmer nos autres formes d’identité, telles que la race, la religion, l’âge, le sexe, l’appartenance ethnique et l’état civil, comme faisant partie de la merveilleuse diversité de la vie humaine. (…)

Une sécurité commune

La CMRP affirme que l’établissement d’une sécurité commune pour l’humanité et pour toutes les formes de vie requiert une compréhension holistique de la nature de la sécurité, ainsi qu’un engagement sérieux dans l’action. (…)

Une interdépendance

La CMRP reconnaît que tous les peuples du monde sont interdépendants, à l’intérieur d’un réseau de réalités économiques et environnementales rendu plus pressant par les dynamiques de la mondialisation avec ses impacts aussi bien positifs que négatifs. (…)

Un futur commun

La CMRP affirme que notre futur commun réside dans nos enfants. Les communautés civiles et religieuses ont la responsabilité d’assurer aux enfants leur droit d’atteindre une plénitude de vie. Nos enfants sont le signe le plus visible de ce qui nous lie ensemble au sein de la famille humaine. Leur bien-être et leur avenir exigent impérieusement que nous engagions nos ressources humaines et matérielles en leur faveur. (…) La CMRP postule un nouveau paradigme pour les enfants : les faire passer de besoins à des droits, de la vulnérabilité à la force.

Une vie commune

La CMRP croit qu’une vie en commun requiert non seulement une transformation des institutions culturelles, sociales, économiques, civiles, politiques et militaires, mais également celle des institutions religieuses. Pareille transformation doit aussi refléter la transformation des individus, la conversion du cœur et de l’esprit. Les institutions religieuses peuvent et même doivent être partie prenant dans un processus de renouvellement. Elles possèdent en effet les ressources sociales et morales qui leur confèrent la capacité d’être des forces œuvrant pour la paix et la prévention des conflits, pour la transformation et la solution de problèmes, en rendant possibles la communication directe et le dialogue, l’éducation et la formation. (…)

Une éducation commune

La CMRP se consacre à la promotion d’une éducation polyvalente à la paix dont l’objectif est de concrétiser les engagements énumérés ci-dessus dans des comportements qui favorisent la vie commune. (…) La transmission de valeurs au 3me millénaire doit inclure une compréhension plus large et le respect des valeurs et des contributions des autres religions et cultures afin que l’humanité entière puisse bénéficier non seulement d’une seule tradition, mais du riche héritage de traditions diverses. (…)

Espoir et engagement

La CMRP partage l’espoir ardent d’une vie commune au 21me siècle. Il y a espoir parce que nous entrevoyons la possibilité d’atteindre un monde juste et vivant en paix. Il y a espoir parce que nous connaissons les défis posés au monde et les solutions susceptibles de résoudre la plupart d’entre eux. Il y a espoir parce que les ressources pour répondre aux besoins fondamentaux de l’humanité existent pour peu que nous ayons la volonté de les utiliser de manière judicieuse. Il y a espoir parce que nos traditions religieuses demandent l’engagement en faveur de la paix e de la réalisation du bien commun.

Cet espoir toutefois doit se traduire en action. C’est pourquoi la CMRP s’engage à travailler pour réaliser ces objectifs communs et ces façons de concevoir le nouveau millénaire. La CMRP appelle toutes les communautés religieuses à porter témoignage en faveur de la vie commune par le moyen de l’éducation, de la défense et de l’action. (…)

DIMMID
Commissions pour le Dialogue Interreligieux Monastique
Pierre-François de Béthune
Monastère de Clerlande B-1340 Ottignies Belgique
Tél. : 32 010 42 18 33 - Fax 32 010 41 80 27


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