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7 pistes pour demain

Sept voies d’accès au développement local. Sept espaces d’action transférables d’un pays à un autre

Par Adels

Les participants du séminaire de Montevideo ont repéré sept voies d’accès au développement local. Sept espaces d’action transférables d’un pays à un autre. Des pistes à suivre ?

1- Profiter des marges de manoeuvre et des opportunités.

La mondialisation ne signifie pas seulement crises, dangers ou menaces. Elle peut aussi offrir des opportunités, et c’est à la société locale de s’en saisir. À l’intérieur du système économique dominant, les acteurs de base peuvent bénéficier de marges de manuvre pour développer leurs propres stratégies.

Ces opportunités sont de natures diverses : décentralisation des pouvoirs, émergence d’organisations locales, nouvelles politiques sociales, recul de l’emprise de l’État, divergences ou conflits entre des structures régionales et nationales, etc.

Tout repose alors sur la capacité d’initiative des acteurs locaux et des stratégies qu’ils mettront en uvre. En analysant la situation, en exploitant au mieux les ressources financières et humaines existantes, en créant des réseaux d’acteurs, ils peuvent transformer les demandes des populations en propositions de politiques publiques qui renouvellent le rôle de l’État.

2- Promouvoir la concertation locale et la création de réseaux.

Le développement local concerne tous les acteurs qui vivent sur un espace donné. Il ne peut être celui d’un secteur ou d’une population isolée (pauvres, femmes, jeunes, enfants des rues...).

Or, souvent, les Organisations non gouvernementales (ONG) s’intéressent à une seule catégorie de population, généralement en difficulté, alors que le développement local a besoin de toutes les richesses humaines d’une région. Il doit en particulier pouvoir s’appuyer sur toutes les catégories de populations y compris les plus favorisées et mobiliser tous les acteurs, même ceux qui n’ont pas une base uniquement territoriale comme les syndicats ou les groupements de producteurs.

Il s’agit donc de considérer la société locale dans son ensemble, avec tous ses acteurs potentiels et de mettre en place une concertation entre eux, de construire des alliances et des réseaux. Le point de départ de ce travail de mise en réseaux peut d’ailleurs être une action très concrète (défense d’un droit, obtention d’un service public), à condition qu’elle permette de mobiliser un vaste secteur de la population d’un quartier.

3- Permettre à tous les acteurs d’accéder aux responsabilités.

Quand on parle de local, on fait référence à différents niveaux d’organisation : le plus petit, tel que le quartier ; un peu plus grand, comme la commune ou le district ; ou plus largement encore, la région ou la province.

Au niveau du quartier, tous les acteurs ont facilement accès aux responsabilités. Au contraire, à un niveau plus élevé (commune ou région), ils sont moins nombreux à pouvoir s’imposer.

4- Décloisonner l’espace local.

On aurait tort de croire que l’espace local est trop limité pour avoir une quelconque influence sur le reste de la société. Car il peut être un lieu d’apprentissage et de créativité à condition qu’il entretienne des relations avec l’espace régional, national voire même international.

Contrairement à la pratique courante des associations qui s’attachent à développer des actions strictement locales, il faut ouvrir ces actions sur des perspectives plus larges.

C’est un travail exigeant qui suppose une analyse fine de la complexité des sociétés contemporaines, la construction d’une citoyenneté locale, une recherche d’influence sur les politiques économiques nationales, un choix d’actions locales dont les effets puissent être reproductibles en d’autres lieux ou à d’autres échelles.

5- Définir le rôle et la position des ONG.

Peuvent-elles être à la fois juges et parties, animateurs des acteurs locaux et acteurs de la société civile ? Souvent, les membres des ONG se veulent au-dessus de la mêlée et jouent plutôt un rôle d’appui, de conseiller, d’animateur auprès des secteurs les plus défavorisés, afin que ceux-ci se prennent en main et créent eux-mêmes leur propre développement. Mais ces ONG sont souvent engagées elles-mêmes dans des actions de développement, et à ce titre, peuvent être considérées également comme des acteurs du développement local. Il est donc difficile de leur attribuer un rôle univoque.

En tout cas, il paraît essentiel qu’elles veillent à ne pas prendre la place des véritables protagonistes du développement local en profitant de la crise de la démocratie représentative et de la citoyenneté.

Elles devraient plutôt chercher à jouer un rôle de médiation entre les différents acteurs locaux, et peut-être aussi entre la société civile et les structures étatiques.

6- Apprendre à évaluer.

L’image parfois idyllique qui est attachée aux projets de développement local ne doit pas faire oublier la fragilité de ces derniers ni leur aspect souvent expérimental. Ils ont besoin d’être évalués, ne serait-ce que pour réajuster les politiques et recadrer les projets.

À défaut de pouvoir mettre en uvre des évaluations classiques, il faut imaginer de nouvelles méthodes à partir de deux types d’indicateurs : au niveau micro local - qualité de vie, conscience citoyenne, formes de participation... - et au niveau macro local - nouvelle logique de relation entre les acteurs, formation d’une nouvelle mentalité qui tienne compte à la fois de la citoyenneté et de l’intérêt public...

7- Tisser des réseaux.

« L’énigme de la pauvreté éternelle et de l’absence de développement ne semble pas se résoudre par la simple rencontre des expériences », disait José Luis Corragio, directeur de l’Institut del conurbano (Argentine), au début du séminaire. Même s’il existe une multitude d’expériences de développement local qui mériteraient d’être mieux connues, il faut bien reconnaître que l’échange d’expériences et de savoir-faire ne suffit pas à produire du développement local.

Au-delà de ces échanges, si riches soient-ils, l’enjeu est de taille. C’est celui de la construction d’un autre développement plus équitable capable de s’opposer à la logique libérale. Comme l’annonçait Claude Baehrel, secrétaire général du CCFD, dans son introduction, il s’agit « de substituer à une mondialisation subie, une mondialisation solidaire »

mai 1997

Adels
109-110 rue St Maur
75011 Paris
Tél. : 01 543 55 40 05


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